Lundi 22 juin 2009
Dans le rallye boursier mondial de ce printemps, les fonds Marchés Emergents sont montés en flèche, devançant la plupart des autres fonds actions. Certes, les catégories Morningstar Actions Internationales Grandes Capitalisations et les catégories Actions Europe Grandes Capitalisations ont gagné environ 30% depuis les débuts du rallye le 10 mars jusqu’au 12 juin. Certains fonds thématiques, par exemple les fonds Matières Premières, ont aussi enregistré des résultats impressionnants. Mais les fonds Marchés Emergents et Asie Pacifique Hors Japon ont gagné encore plus pendant cette période, 46% et 43% respectivement, les fonds Amérique Latine progressant de 50%. Pendant ce temps là, les offres dédiées à la Russie et à l’Inde étaient en hausse de plus de 75% sur la période.

 

Les gains stupéfiants des fonds Marchés Emergents sont en partie dus aux investisseurs retrouvant le goût du risque et au fait que ces fonds ont perdu beaucoup de terrain depuis la fin 2007 jusqu’à l’écroulement des marchés en 2008, leur donnant ainsi une grande marge de progression. (D’autres types de fonds au risque élevé qui avaient soufferts de grosses pertes avec la débâcle financière sont aussi remontés avec vigueur au printemps). Toutefois cette récente surperformance tient aussi à l’enthousiasme des investisseurs pour les conditions macroéconomiques prometteuses des pays en développement. On peut en effet s’attendre à voir la plupart de leurs avantages économiques par rapport aux pays développés – tels que des taux de croissance du PIB plus élevés et des démographies dynamiques – persister pendant les années à venir. Tout cela est encourageant, et une exposition modérée aux marchés émergents est tout à fait sensé pour la plupart des portefeuilles de long terme. Néanmoins les investisseurs devraient approcher cette classe d’actifs avec précaution.

Déjà assez d’exposition aux marchés émergents ?

Avant toute chose, les investisseurs doivent vérifier leur exposition aux marchés émergents à travers les fonds qu’ils ont déjà en portefeuille. En effet beaucoup de fonds investis sur les actions internationales ont déjà une exposition aux marchés émergents. Par exemple, la catégorie Actions Internationales Grandes Capitalisations Croissance possède en moyenne 6% d’exposition aux émergents et ce niveau est déjà grimpé au-delà de 10% ces dernières années. Carmignac Investissement , Fortis L OBAM Equity World et ING (L) Invest Global Growth ont actuellement entre 15 et 20% de leurs actifs investis sur les marchés émergents tout comme AXA WF Talents sur les petites et moyennes capitalisations internationales.

Certains fonds investis en Europe prennent aussi des positions sur les marchés émergents comme par exemple Métropole Best of EuropeFidelity European Special Situations ou encore Carmignac Portefeuille Grande Europe ont entre 7 et 14% de leurs actifs investis dans les pays émergents d’Europe, incluant parfois la Russie ou la Turquie. De nombreux investisseurs ont donc déjà une partie de leur portefeuille exposée aux marchés émergents sans pour autant détenir un fonds qui y soit entièrement dédié.

Risques et performances élevés

Les investisseurs souhaitant plus d’exposition aux marchés émergents devraient s’assurer qu’ils ont bien pris en compte la nature chaotique de ces derniers. Ce que nous observons au cours de ce printemps n’est pas une première, les fonds dédiés aux marchés émergents ont par le passé connu des ascensions fulgurantes lorsque les conditions leur étaient favorables. Ils ont déjà affiché des gains énormes, dépassant tous les autres types de fonds entre le début de l’année 2003 jusqu’à fin 2007, alors qu’une économie mondiale robuste tirait la demande pour les produits et matériaux des pays émergents et que les conditions locales étaient favorables dans la plupart de ces pays.

Néanmoins, à cause de la dépendance de beaucoup de ces économies au prix des matières premières, de la concentration sectorielle de la plupart des marchés émergents, et d’autres facteurs, ces fonds sont extrêmement risqués et enclins à des chutes brutales lorsque l’environnement économique n’est plus favorable. Par exemple les fonds Asie-Pacifique hors Japon, Amérique Latine, Europe Emergente et Marchés Emergents (ces derniers investissant dans les zones émergentes à l’échelle globale) ont été parmi les fonds d’actions internationales les plus volatiles sur les dix dernières années. Sur la période de fin 2007 jusqu’au début 2009, alors que la demande pour les produits et matières premières des pays en développement s’affaiblissait, les fonds de ces quatre catégories ont plus souffert que les fonds investis en actions internationales, perdant jusqu’à 55% de leur valeur, 70% même dans le cas de la catégorie Europe Emergente.

Cette période difficile n’est pas un incident isolé. Les quatres catégories évoquées ci-dessus ont affiché à plusieurs reprises des pertes annualisées de 20% ou plus en glissement annuel lors de la dernière décennie – en plus de celles subies entre fin 2007 et début 2009.

On compte cependant plus de périodes à la hausse qu’à la baisse pour ces fonds. Sur les dix dernières années, les fonds Europe Grandes Capitalisations affichent une performance de -1,50% à -2,30% en moyenne par an et les fonds Europe Petites Capitalisations 1,30%, alors que les fonds Marchés Emergents, Amérique Latine, Europe Emergente ont produit entre 4% et 10% de performance annualisée. Ces résultats sur dix ans sont d’ailleurs plus représentatifs du potentiel de long terme de ces fonds que les énormes gains engrangés récemment.

Choisir prudemment

Le premier élan de beaucoup de passionnés des marchés émergents est de sélectionner des fonds dédiés aux places boursières les plus en vogues ou bien des fonds qui laissent la compétition loin derrière lors des rallyes boursiers. Mais comme nous l’avons déjà mis en évidence par le passé chez Morningstar, les fonds uniquement investis sur un pays émergent ou d’autres offres agressivement positionnées sur ces marchés sont problématiques.

Les fonds investis sur un seul pays émergent ne peuvent échapper aux problèmes de leur marché local et ont tendance à être concentré sur un nombre réduit de secteurs, ils sont donc susceptibles de connaître des pertes effroyables lorsque les conditions économiques se retournent contre eux. Les fonds Russie ont perdu près de 65% de leur valeur entre la fin de l’année 2007 jusqu’au pic de la crise au début 2009, payant cher les choix erratiques du gouvernement et la forte exposition structurelle du marché russe au secteur des matières premières qui sont venus s’ajouter aux difficultés typiquement rencontrés par les pays en développement. Quelque fonds régionaux, tels que ceux dédiés à l’Amérique latine ont des faiblesses similaires. (Les fonds Asie-Pacifique hors Japon font exception à cause du nombre, de la taille et de la diversité des marchés de la région). Quant aux fonds investissant de manière plus globale sur les marchés émergents mais qui suivent des stratégies très agressives, ils ont tendance à dévisser complètement en période difficile. Leur style de gestion, par exemple sur des très petites capitalisations ou sur des pays fortement instables, exacerbe les risques déjà élevés que l’on prend à investir dans les pays en développement.

Enfin, la surperformance de ces fonds extrêmement aventureux ne compense pas toujours les pertes supplémentaires qu’ils endurent en marché baissier. Et même quand ils y arrivent, la volatilité exceptionnelle de ces fonds rend leur utilisation difficile pour la plupart des investisseurs. C’est pour ces raisons que pour la grande majorité des investisseurs le meilleur moyen de s’exposer aux marchés émergents est de choisir des fonds investi sur plusieurs marchés, par exemple les fonds de la catégorie Marchés Emergents et Asie-Pacifique hors Japon, et de choisir ceux qui suivent une stratégie conservatrice ou tout du moins modérée. Parmi les fonds investis sur un large spectre de marchés émergents, MagellanFirst State Global Emerging MarketJPM Emerging Markets Equity ou Robeco Emerging Stars Equities constituent de bons choix d’investissements. Pour l’Asie-Pacifique, Fidelity South-East Asia et Investec GSF Asian Equity sont des fonds qui méritent à notre avis un coup d’œil. Pourtant même ces fonds requièrent de la patience et nous ne pouvons qu’encourager les investisseurs à adopter une vision de long terme, à investir régulièrement pour lisser leur prix moyen d’entrée, et à garder une part modeste de leur portefeuille sur ce type d’investissement.

Source : Monrning Star / Mathieu Caquineau

Par MARCO POLO - Publié dans : PAYS EMERGENTS
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Vendredi 19 juin 2009

TRIBUNE LIBRE


 

Les banques engrangent des commissions, les investisseurs bénéficient de coupons élevés et les émetteurs parviennent à se refinancer pour des montants importants : le marché des obligations d'entreprise ("corporate", dans le jargon des financiers) connaît depuis le début de l'année une véritable euphorie. Mais le temps des gains faciles sur le marché de la dette est déjà peut-être révolu, estime Muriel Nahmias, directeur des études et publications chez Bfinance.

C'est la mode. Toutes les gestions en achètent et les particuliers seront bientôt directement sollicités avec le nouvel emprunt EDF à 4,5% d'un montant de 1 milliard d'euros. Depuis le quatrième trimestre 2008, l'activité tourne à plein sur le marché primaire des obligations d'entreprise et des montants records historiques sont levés chaque semaine. Près de 270 milliards d'euros de dette obligataire ont ainsi été émis depuis le début de l'année en Europe par les émetteurs non financiers, presque 200% de plus qu'en 2008 pour la même période.

C'est une belle affaire pour les banquiers, qui engrangent commissions d'origination et de syndication et gains divers d'intermédiation, comme en témoigne l'explosion des PNB des métiers taux dans les comptes du premier trimestre. C'est également une belle affaire pour les investisseurs qui bénéficient de coupons élevés, particulièrement intéressants pour ceux qui ne sont pas soumis aux valorisations au marché des normes IFRS et qui en profitent pour constituer des fonds de portefeuille détenus jusqu'à l'échéance. Ils s'offrent même quelques petits allers-retours de trading pendant la période primaire, du moins pour ceux qui ont eu la chance d'être servis.

De fait, depuis novembre et jusqu'à fin mars, le couple rendement/risque des obligations a été jugé attractif par rapport aux actions par les investisseurs institutionnels, en France et dans le monde (fonds de pension notamment), avec des coupons de 5%, 6%, voire 7% ou plus pour des risques "investment grade". Mais est-ce une belle affaire pour les entreprises ?

Si les banquiers, et les investisseurs dans une moindre mesure, gagnent beaucoup d'argent en ce moment avec les émissions obligataires, on serait tenté d'aller chercher le "dindon de la farce" du côté des émetteurs. De prime abord, les "corporates" payent cher, c'est-à-dire des marges de crédit (par rapport aux emprunts d'Etat ou aux taux de "swaps") élevées. En effet, la plupart des émissions se sont renchéries dans la foulée de leur lancement, le spread (l'écart de taux) se resserrant dans beaucoup de cas de plus de 100 points de base. De quoi se demander, pour un directeur financier, s'il ne se serait pas fait un peu "abuser". D'autant que, à en croire les banquiers originateurs qui le clament presque à chaque opération, les émissions sont sursouscrites, parfois plusieurs dizaines de fois !

Mais le côté positif - et essentiel - reste que les entreprises parviennent à se refinancer malgré tout pour des montants importants. A la faveur de la crise, un mouvement structurel de désintermédiation du financement des grands groupes internationaux s'amorce en Europe, à l'instar de ce qui s'est passé aux Etats-Unis, où la dette bancaire ne représente plus que 20% des financements. Dans un contexte de sortie de crise encore incertain, et surtout sur fond de forte hausse des taux de défaut sur les crédits, les niveaux élevés des marges payées par les émetteurs sont le prix de la liquidité, d'une conquête d'une base d'investisseurs élargie parce que mondiale et de l'indépendance par rapport aux banques, qui ont relevé significativement leurs exigences de rentabilité sur le crédit bancaire. En plein mouvement de "deleveraging" (réduction de l'effet de levier), les banques aussi favorisent largement ce mouvement de désintermédiation, plus profitable pour elles, et assurant des revenus moins risqués.

Bref, les obligations "corporate" paraissent une belle affaire pour tous. Mais gare à l'euphorie. Comme toute mode, elle n'aura qu'un temps. Les taux longs ont déjà entamé, notamment aux Etats-Unis, une forte remontée. Les "spreads" de crédit, eux, certes continuent de se détendre parallèlement au "rally" boursier et à un certain appétit retrouvé pour le risque. Les coupons sont déjà moins attrayants pour les émetteurs les mieux notés. A moyen terme, de nombreux facteurs de risque pèsent sur les taux longs en général et les spreads de crédit. Les flux acheteurs des investisseurs institutionnels connaissent d'ailleurs une stabilisation. Et les niveaux de sursouscription tant vantés par les banques ne signifient rien, les investisseurs demandant plus que ce qu'ils voudraient réellement par crainte d'être réduits lors de l'allocation.

Quasiment toutes les enquêtes clients, dont le Bfinance Pension Funds & Insurance Asset Allocation Survey, montrent que les fonds de pension n'augmentent plus leur exposition sur les produits de crédit. Que ce soit à horizon un an ou trois ans, les obligations sont même la classe d'actifs la plus délaissée, selon le sondage semestriel de Bfinance. L'émission d'EDF à destination des particuliers, par ailleurs peu attrayante par rapport à d'autres papiers émis récemment (Lafarge, Michelin, ArcelorMittal, Saint-Gobain, etc. pour ne parler que des français) ou même certains emprunts d'Etat ou garantis d'Etat, pourrait d'ailleurs être le signe annonciateur que la fête des gains faciles est presque finie sur la dette d'entreprise.

 

Par MARCO POLO - Publié dans : FINANCE
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Vendredi 19 juin 2009
TRIBUNE LIBRE
[ 19/06/09  ]

Par BERTRAND DEMOLE

Bertrand Demole est responsable « hedge funds » chez Alternative Investments Pictet & Cie

Les cultures sont parfois parsemées de pousses d'ivraie, leurs graines toxiques se confondant alors avec celles du blé. Si nous osons la comparaison, le domaine des « hedge funds » ressemble davantage à un champ d'ivraie juste parsemé de quelques « bons grains » de blé. Car, sur 10.000 de ces fonds environ à travers le monde, seuls 10 % sont en conformité avec les principes du secteur. Séparer le bon grain de l'ivraie dans ce domaine nécessite dès lors à la fois rigueur et compétences de haut vol.

Au minimum, un « hedge fund » devrait ainsi respecter trois principes : investir dans des produits liquides à des prix avantageux ; neutraliser les risques défavorables par des techniques de couverture (« hedging ») comme les ventes à découvert (« short selling ») ; aligner les intérêts des clients sur ceux du gérant, lequel doit à la fois être investisseur dans le fonds et propriétaire de la société d'investissement.

Malheureusement, le terme de « hedge fund » est souvent usurpé, les risques défavorables n'étant fréquemment pas neutralisés et se retrouvant parfois même amplifiés par des leviers. Le secteur est également truffé d'imposteurs, de fraudeurs, ou encore de simples voleurs. Certains fonds traditionnels (« long only ») sont même déguisés en « hedge funds », alors que d'autres « faux «hedge funds» » s'apparentent davantage à des activités bancaires et actuarielles, comme les prêts liés aux cartes de crédit, les leasings automobiles ou encore les contrats d'assurance-vie. Et certains se classent encore dans des catégories singulières, à l'instar de l'Asset Based Lending (ABL), qui se consacre à l'affacturage (« factoring »).

Pour l'ensemble du secteur, l'année 2008 demeurera l'une des plus mauvaises en termes de performances de gestion. Et ce sont l'augmentation des risques économiques et financiers, et la virulence sans précédent des risques systémiques, opérationnels ou encore réglementaires - comme celui visant l'interdiction des ventes à découvert - qui en constituent les causes principales. Aussi les gérants de « hedge funds » ont-ils dû jongler avec les risques de contrepartie, limiter le risque de financement ou d'appel de marge (« margin call »), ainsi qu'anticiper les risques de remboursement, ou encore de liquidité. En corollaire, le gérant type s'est vu consacrer davantage de temps à l'administration de son fonds, à la négociation de ses relations bancaires, ou encore à l'analyse des flux opérationnels, qu'à la gestion des actifs.

A ce cataclysme général est encore venu s'ajouter, en décembre, l'ouragan du scandale des 50 milliards de dollars engloutis dans le fonds à schéma de Ponzi de Bernard Madoff. La crise de confiance envers le domaine des « hedge funds » atteignait ainsi son paroxysme...

S'il fallait tirer une leçon du millésime désastreux de 2008, elle se résumerait au seul précepte auquel nous adhérons d'ailleurs depuis plusieurs années : acheter les « hedge funds » aux structures simples (que l'on comprend) et refuser ceux aux structures complexes (que l'on ne comprend pas).

Il n'en reste pas moins que cette série de catastrophes a ouvert aujourd'hui de nouvelles perspectives aux investisseurs dans ce domaine, certains des meilleurs gérants de « hedge funds », jadis inaccessibles, donnent à nouveau accès à leurs véhicules d'investissement aux nouveaux souscripteurs. Et ce, à des termes largement plus favorables, après avoir eux aussi accusé des retraits massifs, dans la foulée du vent de panique qui a soufflé sur le secteur.

Par ailleurs, la détente sur de nombreux marchés offre à ces gérants qualifiés de nombreuses opportunités, notamment au niveau des primes de risque et des « spreads » d'arbitrage, tant sur les marchés des changes que sur les marchés obligataires, des matières premières, des actions ou même du crédit. Ils devraient ainsi continuer de surperformer de nombreux marchés financiers, tout en offrant une protection du capital sur un cycle de marché.

Une sélection minutieuse des meilleurs « hedge funds » mondiaux devrait donc susciter aujourd'hui toutes les convoitises des investisseurs. Du point de vue des stratégies de placement les plus prometteuses, une sélection rigoureuse de fonds, par exemple dans les domaines « macro » et « long-short », offre aujourd'hui d'excellentes perspectives. Rappelons enfin que, sur la durée, la faible corrélation des « hedge funds » avec les actifs traditionnels en fait des outils de diversification indispensables.

Par MARCO POLO - Publié dans : FINANCE
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Jeudi 18 juin 2009

Si vous disposez d'un bon dossier financier, vous pouvez actuellement emprunter en moyenne à 3,65% en taux fixe et à 3,15% en taux révisable.    

Les taux d'intérêt fixes ou variables sont en nette baisse. Le taux fixe à 25 ans est redescendu au-dessous du seuil psychologique de 5% pour retrouver le niveau auquel il se situait en mai 2007. Au cours des dix dernières années, les taux d'intérêt n'ont été plus bas qu'aujourd'hui qu'au cours de trois années : en 2004 (4%), 2005 (3,40%) et 2006 (3,55%).

Cette diminution des taux d'intérêt est très visible sur le long terme :


Année Taux 15 ans (moyenne annuelle), prêt à taux fixe
1991 9,00%
1995 7,50%
2000 5,65%
2002 4,95%
2004 4,00%
2006 3,55%
2008 4,71%
2009 4,10%

Source : meilleurtaux.com

Les taux variables sont désormais nettement inférieurs aux taux fixes, en moyenne de 0,5 point pour les prêts capés à 1% et jusqu'à 1 point pour les prêts non capés.

Aujourd'hui, il est intéressant d'emprunter pour acheter un bien immobilier, que ce soit pour se loger ou pour investir.    


En plus des taux attractifs, un avantage fiscal pour investir en locatif :
Avec la réduction d'impôt Scellier destinée à favoriser l'achat d'un logement locatif dans le neuf, le taux marginal d'imposition n'entre pas en compte. Dans l'Hexagone, le gain fiscal obtenu est uniformément de 25% du prix d'achat. De plus, si la réduction d'impôt excède le montant de l'impôt dû la rédaction d'impôt peut être reportée sur les cinq années suivantes.

Pourquoi cette baisse des taux d'intérêt ? Tout simplement parce que les coûts des refinancements des banques ont baissé.

Les taux courts ont baissé. L'Euribor est passé de 5,5% en octobre 2008 à 1,27% le 5 juin dernier. Les taux longs se stabilisent à la baisse : l'OAT dix ans est passée de 4,86% en juillet 2008 à 3,40% fin 2008, puis à 4% fin mai 2009.

Mais il faut profiter rapidement de cette baisse des taux, car ce mouvement devrait se stabiliser au second semestre 2009. On estime même qu'un léger redémarrage à la hausse pourrait avoir lieu vers la fin de l'année 2009.

Du taux fixe à partir de 3,65% et du révisable à 3,15%

La période actuelle est particulièrement favorable à une souscription de prêts immobiliers. Entre mars et juin 2009, les prêts immobiliers ont baissé de 0,30 point à 0,45 point. Alors qu'un taux fixe 10 ans était proposé à un excellent emprunteur à 4% en mars 2009, il est offert trois mois plus tard à 3,65%.

Les particuliers ne s'y sont pas trompés : par exemple, chez meilleurtaux.com, les demandes d'information sur les prêts immobiliers ont doublé entre décembre 2008 et juin 2009.

Le tableau ci-dessous indique le montant de la mensualité à rembourser pour un prêt à taux fixe sur des durées variant de 15 à 40 ans. En pratique, le taux global sera légèrement plus élevé puisqu'il faut, selon les cas, ajouter le poids des garanties et des assurances invalidité décès et parfois aussi des assurances chômage.

Montants des mensualités selon la durée de remboursement du prêt :


Durées d'emprunt 15 ans 20 ans 25 ans 30 ans 35 ans 40 ans
Taux pratiqués hors assurances et garanties (en %) 3,90 4,15 4,20 4,65 5,00 5,00
Mensualité pour 150.000 euros empruntés à taux fixe (en euros) 1.126 946 835 802 787 755

Source : meilleurtaux.com, pour un prêt d'un montant de 150.000 euros

Le tableau ci-dessous indique pour une mensualité de 1.000 euros, la somme que l'on peut emprunter avec un prêt à taux fixe sur des durées variant de 15 à 40 ans. En pratique, le montant du prêt pourra être légèrement moins élevé puisqu'il faudra, selon les cas, ajouter le coût des garanties et des assurances invalidité décès et parfois aussi des assurances chômage.

Montants des prêts immobiliers obtenus pour un remboursement mensuel de 1.000 euros :


Durées d'emprunt 15 ans 20 ans 25 ans 30 ans 35 ans 40 ans
Taux pratiqués hors assurances et garanties 3,90% 4,15% 4,20% 4,65% 5,00% 5,00%
Montants des prêts (en euros) 133.198 158.470 179.543 186.919 190.375 198.578

Source : meilleurtaux.com

Plus la durée du prêt s'allonge, plus le crédit coûte cher. Sur 15 ans un crédit à taux fixe hors frais et hors assurance peut être obtenu à 3,90%, le taux passe à 5% pour un prêt à 35 ans. En revanche, plus la durée du prêt s'allonge, plus elle permet d'emprunter. Un emprunteur désirant avoir une charge de remboursement de 1.000 euros par mois pourra emprunter 133.198 euros sur 15 ans, contre 190.375 euros sur 35 ans et même 198.578 euros sur 40 ans.

Source : BERNARD LE COURT, Les Echos
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Mardi 16 juin 2009

TRIBUNE

La Tribune.fr - 04/06/2009

Par Richard Titherington, directeur de la gestion "Actions émergentes" chez J.P.Morgan Asset Management.

Tout en restant très optimistes quant au potentiel à long terme du monde émergent, et convaincus que les actions émergentes pourront offrir des rendements intéressants aux investisseurs ainsi qu’une performance supérieure à celle des actions du G7, nous avons constamment insisté sur la volatilité inhérente à cette classe d’actifs. Cette volatilité est clairement manifeste actuellement, mais avant d’évoquer l’avenir, il est important de rappeler le cours des événements qui nous ont conduits jusqu’ici.

Depuis 1988 (une date choisie en fonction des données disponibles et non pas parce qu’elle permet commodément d’ignorer le krach de 1987), les marchés émergents ont offert un rendement en dollars d’environ 10% par an, contre 7% pour les actions américaines. Cette période a néanmoins vu les marchés émergents chuter de plus de 50% à trois reprises et de plus de 25% à neuf reprises, sans jamais produire de rendement annuel aux alentours des 10 %. Selon nous, ce modèle devrait perdurer sur les cinq à dix prochaines années, jusqu’à ce que les investissements institutionnels locaux (retraite et assurance) parviennent à supplanter les positions spéculatives des investisseurs individuels qui dominent actuellement les transactions dans nombre de grands pays émergents.

Si cette volatilité apparaît encore plus évidente aujourd’hui, il n’est pas inutile de présenter les périodes clés de l’année passée pour mieux comprendre les événements intervenus et leurs causes. Les actions émergentes ont atteint un plus haut à 1 345 en novembre 2007, puis ont connu une baisse de 20% typique des marchés émergents au cours des deux mois suivants, avant de se redresser fortement au début de l’année 2008 et jusqu’en mai.

Le marché est devenu baissier à l’été 2008, alors que l’aversion au risque augmentait et que les valorisations sont apparues excessives, avec un ratio cours/valeur comptable proche de 3. Les cours ont alors plongé de 30% et le recul s’est poursuivi jusqu’à la faillite de Lehman Brothers en septembre, qui a précipité la crise et le krach du quatrième trimestre 2008. En moins de deux mois, les actions émergentes ont subi une nouvelle chute de 48%.

De novembre 2007 à octobre 2008, les marchés émergents ont accusé un repli de 66% qui a ramené le ratio cours/valeur comptable de son niveau euphorique de 3 à un maigre 1 au plus bas. Durant cette période extrêmement pessimiste, les actions émergentes ont commencé à surperformer tout en affichant une très forte volatilité entre octobre et février. A l’opposé des marchés développés, les marchés émergents n’ont pas connu de nouveau creux et ont même surperformé de plus de 10% malgré une aversion au risque généralisée parmi les investisseurs internationaux.

De notre point de vue, cette période marque le début du processus de normalisation des marchés, dans la mesure où les investisseurs ont essayé d’assimiler le nouveau profil de croissance des économies et, de fait, les conséquences sur les bénéfices et le revenu des sociétés.

Depuis lors, la classe des actions émergentes a gagné 35% (au 30 avril 2009), ce qui atteste de deux choses : d’une part, les perspectives de bénéfice des entreprises sont meilleures et plus stables dans le monde émergent que dans les pays du G7, et d’autre part, les valorisations proches de la valeur comptable sont trop faibles pour une classe d’actifs présentant une rentabilité des capitaux durablement supérieure à 12% et un taux de croissance des bénéfices à long terme de 10%. Actuellement, le portefeuille du fonds JPMorgan Funds - Emerging Markets Equity Fund affiche une rentabilité financière de18% et un taux de croissance du bénéfice par action de 15%.

Après ce rappel, que pouvons nous dire de l’avenir ?

L’histoire nous enseigne deux choses : premièrement, que les actions émergentes offrent des bénéfices attrayants sur le long terme lorsqu’elle sont acquises à un ratio cours/valeur comptable inférieur à 1,5, et ensuite, que la volatilité est endémique, ce qui rend probable un recul de 20% au cours des deux prochains trimestres. Nous avons toujours encouragé les investisseurs à opter pour une surpondération structurelle des actions émergentes car, selon nous, elles vont à la fois surperformer les actions des marchés développés et voir leur pondération dans les indices actions mondiaux augmenter au cours des cinq à dix prochaines années. Rien de ce qui s’est passé dans les douze derniers mois ne change ce point de vue, mais les investisseurs doivent conserver la capacité de renforcer leurs positions après les inévitables vagues de repli de 20% plutôt que d’être contraints de vendre pendant les périodes de forte volatilité.

Au niveau des pays, nous continuons de penser que le taux de croissance des économies de taille continentale est davantage autosuffisant, et par conséquent moins dépendant de l’économie mondiale, que dans les pays plus modestes de cette classe d’actifs. Ces économies vont donc continuer à gagner en importance, à la fois relative et absolue, auprès des investisseurs internationaux. Parmi les pays Bric (Brésil, Russie, Inde et Chine), nous estimons que l’amélioration structurelle se poursuivra pour le Brésil alors qu’il évolue d’une économie à forte inflation vers un système à faible inflation et qu’il reste sous investi par la plupart de nos clients.

La Russie restera le marché au bêta le plus élevé du Bric en raison de son exposition aux matières premières, mais il ne faut pas oublier que, ces quinze dernières années, la Russie a assuré aux investisseurs un rendement annualisé de 12% (en dollars), malgré une chute de plus de 80% à deux reprises au cours de cette période. L’Inde et la Chine profitent d’une longue croissance qui perdurera pendant des décennies et, si la Chine offre actuellement un meilleur profil valorisation/croissance, les deux pays devraient selon nous faire partie des cœur de portefeuille à long terme.

Les thèmes clés : consommation domestique et infrastructures

Au niveau des titres, la question essentielle pour 2009 et début 2010 sera d’identifier les sociétés ayant un profil de bénéfice durable dans un environnement de croissance mondiale ralentie et de liquidité moins abondante, tout en évitant les entreprises dont le profil de croissance dépend d’une poursuite des conditions de l’expansion de 2005-2007 (la hausse de la valeur des actifs, l’abondance du crédit et l’augmentation de la liquidité). Nos investissements iront de préférence vers les entreprises orientées sur la consommation intérieure et l’investissement d’infrastructures au sein des pays Bric, ainsi que celles capables de générer un cash-flow interne pour financer leur croissance.

Nous ne pensons pas que la valorisation des actions émergentes continuera de s’améliorer au rythme des deux derniers mois et préférerions que le ratio cours/valeur comptable se maintienne aux alentours de 1,5. C’est pourquoi, nos prévisions de rendements sont plus modestes pour le reste de l’année. Cependant, nous ne suivons pas le consensus écrasant en faveur d’un rallye de marché baissier, avec un renouvellement probable des creux connus en octobre 2008. Nous pensons que la tendance des deux prochaines années sera à la hausse, avec d’importantes corrections de 20%, et estimons que les actions émergentes continueront de surperformer les actions mondiales et la dette des marchés émergents.

Richard Titherington



Par MARCO POLO - Publié dans : PAYS EMERGENTS
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Mardi 16 juin 2009

POINT DE VUE

La Tribune.fr - 02/06/2009

Par Francois PITTI

Après deux décennies de croissance effrénée, la Chine et l'Inde modernes, dynamiques quinquagénaires à la tête de l'usine et du bureau du monde, apparaissent désormais au grand jour. Elles entament une nouvelle ère. Celle d'une stratégie de marque. Ce processus de basculement est fulgurant : du coût vers la valeur, de la retenue vers l'affirmation, de l'invisible vers le visible, estime François Pitti, vice-président des alliances stratégiques d'un groupe du CAC 40 et conseiller du commerce extérieur (*).

En 2005, l'Inde avait lancé sa campagne "Brand India" (marque Inde). Peu après, la Chine lui emboîtait le pas, en donnant la priorité au développement mondial de ses organes d'information : l'agence de presse Xinhua, la chaîne CCTV (qui se veut un CNN chinois). En février, le secrétaire général du programme "Brand China", Wang Yong, annonçait que 2009 marquerait le décollage international de la marque Chine.

Le développement de la marque couvre tous les domaines. L'économie, qui voit des acteurs comme Lenovo, Haier ou Kingfisher, peu connus hier, renforcer chaque jour leur notoriété internationale. La politique ensuite, dans les deux dimensions clés diplomatique et militaire. Les tournées récentes de Hu Jintao et de Manmohan Singh sur tous les continents augurent d'un activisme inédit. Elles projettent l'image de deux grandes puissances et développent des alliances transcontinentales. Sur le plan militaire, l'accent est mis sur trois domaines correspondant au double critère d'une affirmation accrue et d'une image rénovée : le nucléaire, les sous-marins et les porte-aéronefs. Pékin a confirmé en décembre 2008 son intérêt pour la construction d'un porte-avions ; Delhi a débuté son programme en 2003.

La stratégie de marque de l'Inde et la Chine est un moteur à deux temps, mû par les "pistons" privés et étatiques qui s'entraînent mutuellement. L'effet de renforcement des marques des sociétés et du pays est en effet réciproque. Elle est accentuée par la priorité donnée aux symboles. Ainsi de l'espace, réservé aux plus grands : quatre semaines après la première sortie extra-véhiculaire d'un astronaute chinois en 2008, Delhi lançait Chandrayaan-1, projet ambitieux d'exploration lunaire. Enfin, la marque est renforcée par le rayonnement culturel. Après avoir importé Hollywood, l'Inde exporte maintenant Bollywood tandis que le réalisateur chinois Zhang Yimou a exalté la civilisation millénaire de l'empire du Milieu lors de la cérémonie d'ouverture des JO de Pékin. Si, historiquement, les stratégies de marque ont été l'apanage des entreprises, elles deviennent maintenant essentielles pour certains pays et territoires.

La stratégie de marque a un rôle politique essentiel. Elle permet à un pays d'affirmer son identité et d'augmenter son prestige en accédant aux symboles de la valeur et de la puissance. Dans un monde multipolaire, le "hard power" - agissant par contrainte - se fait rare. Les résolutions non contraignantes du dernier G20 le démontrent. Dans une dynamique internationale graduellement "soft", il sera préférable d'être perçu comme puissance que comme un pays parmi d'autres.

La marque contribue à une telle perception. Elle a par ailleurs une double vocation économique. Celle de dominer, par captation et exportation, les flux mondialisés transitant par ses territoires (capitaux, biens et services, information), et de décupler leur valeur perçue (objective et subjective). La notoriété - renforcée par la marque - attire les flux (attractivité) et valorise les biens et services sortants (compétitivité).

Si l'émergence des deux géants asiatiques va renforcer la concurrence dans nombre de secteurs dans l'Hexagone comme dans le monde, mécaniquement, ces deux mégamarchés génèrent des opportunités. La France, elle, est tiraillée car ses quatre directions stratégiques pointent vers différents continents : son espace géopolitique est européen, son plus grand allié militaire est en Amérique, une partie de sa croissance potentielle se trouve en Asie, et elle entretient de fortes relations affectives et historiques avec l'Afrique.

Sa part de marché des importations est de 1,4% en Chine (contre 5,4% en 1976) et de 1,8% en Inde. Ces chiffres sont plus de deux fois inférieurs à la part de l'Hexagone dans les échanges mondiaux (environ 4%). Ils reflètent la faiblesse des exportations vers l'Inde et la Chine et le potentiel d'une stratégie volontariste de conquête de leurs marchés. Celle-ci supposerait de créer une cellule d'intelligence économique tournée vers les marchés émergents : la multiplication des salons en Inde et en Chine, conjuguée à des rencontres bilatérales ambitieuses du type "UK-India roundtable", et, enfin, un renforcement des politiques de coopération.

Par l'irruption soudaine de leur marque sur la scène internationale l'Inde et la Chine polarisent en Occident l'attention et les réactions. Défis pour certains, elles représentent pour d'autres de rares oasis de croissance, doublées de "locomotives" dans un monde en dépression. Le siècle des Lumières était celui de la raison. Le XXème siècle celui des idéologies. Celui qui débute pourrait être celui des émotions. En ce cas, l'Inde, la Chine auront d'emblée une place de choix.

(*) L'auteur s'exprime à titre personnel. Il a publié "Chine et Inde : vers une stratégie", avec le "think tank" En Temps Réel (cahier n° 38)

François Pitti

Par MARCO POLO - Publié dans : PAYS EMERGENTS
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Jeudi 4 juin 2009

En comparaison des autres classes d'actifs, les Sociétés Civiles de Placement Immobilier (SCPI) continuent de se classer avantageusement en terme de rendement mais aussi de risque comme l'indique l'étude de l'IEIF.  On notera cependant que certaines SCPI de Bureaux ont marqué une baisse de l'ordre de 6% en 2008, qui n'est probablement pas arrivée à son terme compte tenu de l'ajustement des prix de l'immobilier d'entreprise. Ce comparatif permet cependant de comparer sur le long terme les performances des différentes classes d'actifs

 

Selon le bilan publié par l'IEIF*, les SCPI viennent de réaliser une bonne année 2008 en comparaison des autres placements, en dépit des secousses économiques et financières.

Sur un an, la performance des SCPI reste modeste avec un + 0,67 %. Cela reste honorable en comparaison des pertes enregistrées sur les marchés financiers (-42,68%) et des tensions sur l'immobilier.

 

Certes sur un an, les SCPI arrivent en effet au 5e rang derrière l'or, en tête, les Sicav monétaires et obligataires, et le livret A. Les actions françaises comme les foncières cotées ont subi, quant à elles, des chutes de l'ordre de 36 à 40 %.

Sur un durée de 5 ans (2003-2008) plus proche d'un réel investissement de long terme, les SCPI sont encore mieux classées, en 3e position (à 9,68 %) après l'or (13,59 %) et les foncières cotées (11,45 %).

Et sur 10 ans, elles arrivent en 1re position, surpassant l'ensemble des classes d'actifs comparées par l'IEIF (foncières cotées à 10,75 % et or à 0,50 %).

 

Au-delà des performances pures enregistrées par les SCPI, il est à noter une plus grande régularité dans la distribution de ces performances en comparaison des autres classes d'actifs.

 

La baisse du taux d'intérêt du livret A (à 1,75 % au 1er mai 2009) comme des rendements offerts par les placements moné­taires laissent présager une comparaison tout aussi avanta­geuse pour l'année 2009 (rendement prévisionnel 2009 SCPI UFG compris entre 5,3 et 5,9 %).

 

* IEIF : institut de l'épargne immobilière et foncière

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Dimanche 31 mai 2009
Voici le classement des meilleurs surperformances des Sociétés de Gestion françaises en 2009
Etablit par EuroPerformance / EDHEC sur la base des performances 2008, en pleine tourmente financière, il est donc hautement révélateur de la qualité de gestion de ces sociétés.




Mai 2009 - Alpha League Table
Les résultats de l’année : www.stylerating.com 2
Source : Alpha League Table EuroPerformance / EDHEC France 2009
Par MARCO POLO - Publié dans : FINANCE
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Mercredi 27 mai 2009

L'achat bon marché d'un logement déjà loué implique souvent de jouer la plus-value à long terme.

Acquérir un bien déjà loué coûte de 10 à 20% moins cher qu'une opération classique.

Qu'on l'achète pour y vivre plus tard ou pour réaliser un investissement locatif, un logement loué (c'est-à-dire avec un locataire en place) séduit d'abord pour la ­décote de prix qu'il affiche. Les remises consenties vont de 10% à 20% par rapport au prix du même logement vendu libre. En général, la réduction la plus faible concerne un bail dont l'échéance est proche, la plus élevée est attribuée à un logement dont le contrat de location vient d'être renouvelé pour une durée de trois ou six ans. Parfois, ces décotes atteignent 25% pour des biens loués avec un bail de la loi de 1948 ou avec un occupant handicapé ou de plus de 70 ans. Mais ces prix «cadeau» ne sont pas sans contrepartie. Dans ces cas de figure, il sera difficile de déloger le locataire, car ces occupants sont bien protégés par la loi. «Dans ces scénarios, vous ne disposez d'aucune visibilité sur le délai de libération des lieux», commente Éric Dupin, directeur général du conseil en immobilier Tagerim Patrimoine. «En achetant de tels biens, c'est l'occasion de jouer la plus-value à long terme», ajoute-t-il. En dehors de ces cas particuliers, la loi prévoit une porte de sortie pour libérer le bien au terme du bail.

 

Les banquiers apprécient la formule

Les plus grands vendeurs de biens occupés sont les investisseurs institutionnels - surnommés «zinzins» -, tels que les banques, les compagnies d'assurance, les caisses de retraite, etc. Propriétaires d'un parc immobilier locatif, ils cèdent régulièrement des immeubles entiers au détail, soit appartement par appartement. De façon plus sporadique, les biens occupés sont aussi vendus par des particuliers à la suite d'un divorce, d'un pépin de santé ou financier, ou d'une succession. Ne croyez pas réaliser une bonne affaire en achetant à un «zinzin» ! Professionnel de l'immobilier, ce dernier constitue lors de la vente d'immeuble une grille tarifaire valable pour l'ensemble de ses appartements à mettre sur le marché. Les prix affichés sont souvent fermes et définitifs. En revanche, la négociation est plus ouverte si vous traitez avec un particulier.

Acheter occupé offre des avantages au futur bailleur. «La présence d'un locataire donne une connaissance précise de la rentabilité de l'investissement», note Christophe Volle, directeur des études et de la recherche chez Ad Valorem, une structure spécialisée dans les ventes à la découpe. Lors d'une demande de prêt, le banquier appréciera de savoir que le bien rapporte déjà. En outre, le bailleur institutionnel est en ­mesure de donner des informations précises concernant l'occupant (profession, situation familiale, historique des quittances…) et sur la qualité générale de l'immeuble (travaux réalisés et prévus dans les prochains mois). Autre intérêt de faire affaire avec un institutionnel : la qualité du locataire est en principe bonne puisque ce dernier a, dans le passé, déjà été sélectionné par le bailleur professionnel sur la base de critères stricts. Cette transparence d'informations est moins systématique en cas de négociation avec un particulier. Cela ne vous empêchera pas d'exiger une copie du bail et des dernières quittances de loyer. Pour obtenir des informations plus délicates (impayés, contentieux en cours, etc.), passez un coup de fil à l'administrateur de biens chargé de la location et au syndic de l'immeuble.

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Mercredi 27 mai 2009

La chute de la Bourse réduit le pouvoir d'achat des petits épargnants.

La glissade avait commencé avant la crise, mais cette dernière n'a rien arrangé. La déprime du marché immobilier chinois se confirme de mois en mois. En 2008, les ventes auraient chuté de près de 21%. Dans certaines grandes villes, elles ont même plongé de plus de 60%. Du coup, Pékin sort les mesures de relance en rafale. Le Conseil d'État (le cabinet chinois) vient encore d'annoncer un nouveau paquet de décisions, comme la réduction des taxes sur les transactions et la levée des restrictions d'accès au crédit pour l'achat d'un deuxième logement, mises en place auparavant pour lutter contre la spéculation.

«Quand les prix se seront stabilisés à la baisse, j'aimerais bien acheter», confie Li Huang, employé d'une entreprise étrangère. «Le problème, c'est que la chute de la Bourse a fait fondre mon patrimoine…» Le décrochage vertigineux de la Bourse de Shanghaï (- 65%) obère aujourd'hui le pouvoir d'achat d'un nombre important de petits épargnants. Selon la Standard Chartered Bank, l'atonie du marché devrait se poursuivre en 2009, avec une baisse moyenne des prix de 20%.

En attendant, l'État a décidé de lancer un programme de construction de logements sociaux, avec pour objectif d'offrir 7,5 millions de logements neufs aux urbains défavorisés et 2,4 millions dans les campagnes. Le Conseil d'État a demandé aux banques de faciliter les crédits pour les constructeurs de ces programmes.

 

Sociétés de placement

Pékin réfléchit en parallèle à la création de sociétés de placements immobiliers, sur le modèle américain, pour permettre aux promoteurs d'avoir accès à des sources de financement autres que bancaires.

La chute de l'immobilier, l'un des plus solides piliers de la croissance chinoise durant la dernière décennie, a des répercussions dans bien d'autres secteurs. Celui de l'acier, notamment. Le ciel s'est singulièrement assombri sur une industrie qui s'était développée de manière vertigineuse ces dernières années, au point de se hisser au premier rang mondial. «Le choc est violent», reconnaît Xu Xiangchun, porte-parole de Gaglian Maidi, une association professionnelle de l'acier, «côté bénéfices, la chute est spectaculaire. Les résultats avaient baissé de 12,4 milliards de yuans en juin à 3,2 milliards en septembre, et nous sommes pour la première fois dans le rouge en octobre».

Autre problème, le marasme de l'immobilier touche directement les revenus des provinces. En effet, ce sont elles qui, avec les entreprises d'État et le secteur privé, vont devoir fournir la majeure partie des 4 000 milliards du plan de relance du gouvernement qui, pour sa part, ne compte aligner que 1 200 milliards de yuans.

Source : Le Figaro

Par MARCO POLO - Publié dans : PAYS EMERGENTS
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