Mercredi 27 mai 2009 3 27 /05 /Mai /2009 10:01

La chute de la Bourse réduit le pouvoir d'achat des petits épargnants.

La glissade avait commencé avant la crise, mais cette dernière n'a rien arrangé. La déprime du marché immobilier chinois se confirme de mois en mois. En 2008, les ventes auraient chuté de près de 21%. Dans certaines grandes villes, elles ont même plongé de plus de 60%. Du coup, Pékin sort les mesures de relance en rafale. Le Conseil d'État (le cabinet chinois) vient encore d'annoncer un nouveau paquet de décisions, comme la réduction des taxes sur les transactions et la levée des restrictions d'accès au crédit pour l'achat d'un deuxième logement, mises en place auparavant pour lutter contre la spéculation.

«Quand les prix se seront stabilisés à la baisse, j'aimerais bien acheter», confie Li Huang, employé d'une entreprise étrangère. «Le problème, c'est que la chute de la Bourse a fait fondre mon patrimoine…» Le décrochage vertigineux de la Bourse de Shanghaï (- 65%) obère aujourd'hui le pouvoir d'achat d'un nombre important de petits épargnants. Selon la Standard Chartered Bank, l'atonie du marché devrait se poursuivre en 2009, avec une baisse moyenne des prix de 20%.

En attendant, l'État a décidé de lancer un programme de construction de logements sociaux, avec pour objectif d'offrir 7,5 millions de logements neufs aux urbains défavorisés et 2,4 millions dans les campagnes. Le Conseil d'État a demandé aux banques de faciliter les crédits pour les constructeurs de ces programmes.

 

Sociétés de placement

Pékin réfléchit en parallèle à la création de sociétés de placements immobiliers, sur le modèle américain, pour permettre aux promoteurs d'avoir accès à des sources de financement autres que bancaires.

La chute de l'immobilier, l'un des plus solides piliers de la croissance chinoise durant la dernière décennie, a des répercussions dans bien d'autres secteurs. Celui de l'acier, notamment. Le ciel s'est singulièrement assombri sur une industrie qui s'était développée de manière vertigineuse ces dernières années, au point de se hisser au premier rang mondial. «Le choc est violent», reconnaît Xu Xiangchun, porte-parole de Gaglian Maidi, une association professionnelle de l'acier, «côté bénéfices, la chute est spectaculaire. Les résultats avaient baissé de 12,4 milliards de yuans en juin à 3,2 milliards en septembre, et nous sommes pour la première fois dans le rouge en octobre».

Autre problème, le marasme de l'immobilier touche directement les revenus des provinces. En effet, ce sont elles qui, avec les entreprises d'État et le secteur privé, vont devoir fournir la majeure partie des 4 000 milliards du plan de relance du gouvernement qui, pour sa part, ne compte aligner que 1 200 milliards de yuans.

Source : Le Figaro

Par MARCO POLO - Publié dans : PAYS EMERGENTS
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Mercredi 27 mai 2009 3 27 /05 /Mai /2009 09:59
Nouvelle preuve de la corrélation des marchés , les loyers de bureaux chutent dans le monde entier, rapporte une étude exclusive de la Royal Institution of Chartered Surveyors (RICS). A l’exception du Brésil, de l’Arabie Saoudite et d’une partie de l’Afrique, les valeurs locatives sont résolument orientées à la baisse depuis le début de l’année. Deuxième enseignement de taille : le rythme de la baisse s’est encore accéléré au 1 er trimestre un peu partout sur les marchés de bureaux dans le monde. « Le repli des loyers prime a commencé dans pratiquement toutes les villes européennes ce trimestre, après « Central London » qui a été précurseur au 3 e trimestre 2008. Les propriétaires ont réalisé que les loyers de 2008 ne sont plus viables dans la situation économique actuelle. Ils ont tenté d’éviter cette situation en proposant des franchises de loyers mais ces dernières se sont avérées insuffisantes. Le spectre des bureaux vacants a encouragé les utilisateurs à tirer profit des conditions actuelles du marché et à entrer en négociations. Cela a engendré une réduction des loyers demandés et une hausse des franchises » , confirme Atisreal dans sa dernière étude sur le marché des bureaux en Europe.
Qui sont les pays les plus touchés ? « La France, les Pays-Bas et l’Irlande ont enregistré une baisse significative des valeurs avec des professionnels de l’immobilier pessimistes sur les perspectives à court terme » , souligne la RICS. Du côté des loyers prime , Central London accuse encore une baisse de 15 % par rapport au 4 e trimestre 2008 tandis que dans certaines villes, comme Central Paris ou Milan, aucune transaction majeure n’a été enregistrée dans le QCA au 1 er trimestre 2009. « Néanmoins, la situation actuelle du marché nous a incité à prévoir une baisse des loyers prime de, respectivement, 13 et 5 % » , abonde Atisreal. A Dublin, c’est l’effondrement des loyers tandis que dans les villes allemandes, les valeurs prime ont entamé leur décrue. Mais c’est surtout l’Europe centrale et l’Europe de l’Est qui affichent les plus mauvaises performances. Dans des pays comme la Hongrie, la Roumanie ou l’Ukraine, l’inflation de l’offre neuve et existante encourage  les acteurs immobiliers « à offrir des packages très importants afin de sécuriser une location » .
Ce tableau particulièrement sombre du marché locatif laisse, cependant, entrevoir quelques éclaircies sur le front de l’investissement doublées d’une poignée d’opportunités. « Pour la première fois depuis un an, l’activité d’achat devrait augmenter en Europe de l’Ouest et en Asie » , anticipent les experts de la RICS. « Nous pensons que la baisse des loyers attendue en 2010 ne sera pas aussi spectaculaire que celle que nous prévoyons pour 2009. Par conséquent, combinée à la stabilisation des taux initiaux, nos perspectives à 5 ans, à compter de début 2010, sont nettement plus prometteuses, avec une surperformance des marchés attendue dans l’ensemble des trois secteurs à l’horizon 2014. Des opportunités devraient apparaître sur des marchés instables » , conclut Invesco Real Estate dans une analyse sur « les perspectives des marchés immobiliers européens » .
Source : Businessimmo
Par MARCO POLO - Publié dans : IMMOBILIER Bureaux & Commerces
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Lundi 25 mai 2009 1 25 /05 /Mai /2009 19:20
« A fin mars, on estimait à 530 000 m² les surfaces neuves disponibles de bureaux supérieures à 5 000 m², ce qui représentait seulement un taux de vacance de 1% en Ile-de-France », indique le dernier baromètre des livraisons futures de Jones Lang LaSalle.

 

Le conseil dénombre un potentiel d’offre neuve de 3 millions de m² d’ici 2012, dont 1,9 million de m² sont en cours de construction, reflétant un recul de 9,6 % des mises en chantier d’un trimestre à l’autre.  Sur les 1,9 million de m² en chantier livrables d’ici le 1er trimestre 2012, 1,1 million demeurent encore disponibles à la commercialisation, rappelle Jones Lang LaSalle. En 2009, près de 470 000 m² pourraient alimenter le marché, 390 000 m² en 2010 et 240 000 m² en 2011. « On assiste à un marché de l’offre à deux vitesses, avec une nette progression de la vacance des surfaces de seconde main et un risque de raréfaction dans le neuf sur certains secteurs », commente Jones Lang LaSalle.
Par MARCO POLO - Publié dans : IMMOBILIER Bureaux & Commerces
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Lundi 25 mai 2009 1 25 /05 /Mai /2009 19:16

 
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La baisse des loyers « prime » de bureau s’accélère.
Une chute sans précédent, reconnaît Jones Lang LaSalle qui publie une horloge des loyers inédite : les 24 marchés européens analysés accusent tous une baisse des loyers au cours du 1er trimestre 2009. Celle-ci est en moyenne de 8%. Paris n’échappe pas à cette nouvelle corrélation des marchés. Le recul des valeurs « prime » atteint 9,6 % au 1er trimestre 2009. Pour l’ensemble du secteur parisien, la chambre des experts immobiliers Fnaim estime que la baisse devait être contenue entre 10 et 15 % à la fin de l’année 2009. C’est donc un dernier soutien du marché des bureaux qui tombe.
Jusqu’à présent, la résistance des valeurs locatives avait permis de contenir la baisse de performance des actifs immobiliers. Les résultats des indices IPD en France en atteste. La progression des loyers de bureau émis sur 5 ans (passant d’une base 100 en 2004 à 140 en 2008), conjuguée à un niveau de vacance encore faible (5,8 %) a soutenu le rendement locatif des bureaux cette année. En moyenne, celui-ci ressort à 5,8 %, avec un écart de 2,9 points entre Paris QCA (5 %) et les métropoles régionales (7,9 %). Avec une baisse de 6% du rendement en capital des actifs, le niveau de performance de l’immobilier d’investissement direct est devenu atone en 2008. Un moindre mal quand on se projette dans l’avenir.
Car, aujourd’hui, toutes les conditions sont réunies pour assister à une accélération du phénomène des renégociations de baux. D’abord, le potentiel de réversion locative s’est dégradé depuis 2007. Il est même négatif depuis deux ans, ce qui signifie que les loyers perçus sont supérieurs aux loyers de marché. En période de dégradation de la conjoncture économique, cela va inciter davantage de locataires à se retourner vers leur propriétaire pour renégocier les conditions locatives. D’autant que la fenêtre de tir semble favorable. Près d’un tiers des baux fermes en bureau arrivent à échéance… en 2009. De plus, toujours selon les indices IPD France, une large partie du parc de bureaux des investisseurs institutionnels est dans une situation de surloyers. A fin 2008, entre 70 % et  80 % des loyers de bureaux couronne parisienne sont supérieurs aux valeurs de marché. Dans le Croissant Ouest et sur La Défense, le surloyer concerne plus de 55 % des bureaux. Dans Paris QCA, plus de 45% des loyers sont au dessus des valeurs de marché, avec 10 % des loyers qui sont supérieurs de 20 % aux valeurs de marché. Il est fort à parier qu’avec le réajustement à la baisse des loyers de présentation, le phénomène ne s’amplifie dans les mois à venir. Autant d’arguments en faveur des utilisateurs.
Source : Businessimmo
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Mardi 19 mai 2009 2 19 /05 /Mai /2009 12:33

Obligations d'entreprises européennes : une occasion à ne pas manquer

Par Alexandre Ris, "senior product manager" chez Pictet Funds SA.

Les obligations d'entreprises européennes offrent une opportunité de placement sans précédent. Les créanciers sont en effet prioritaires sur les actionnaires et - à moins d'un défaut de paiement total ou partiel - les obligations doivent être remboursées au pair. La crise du crédit a ainsi créé une situation qui devrait susciter toutes les convoitises.

Une des classes d'actifs à privilégier ces prochains mois est celle des obligations d'entreprises européennes. Elles offrent en effet une opportunité rarissime en termes de potentiel de gains sur la valeur du principal, accompagné d'une rémunération annuelle élevée. De nombreuses obligations d'entreprises européennes de première qualité ou investment grade se traitent effectivement à des niveaux bien inférieurs à leur valeur contractuelle de remboursement (pair), avec des décotes parfois de l'ordre de 50% et un rendement annuel se situant au-dessus de 7%. Pour leur part, les obligations d'entreprises européennes à haut rendement (high yield) offrent des décotes encore supérieures et un rendement à l'échéance de plus de 20%. Le choix de l'un ou l'autre type d'obligations d'entreprises dépendra naturellement du niveau de risque que l'investisseur souhaite implémenter dans son portefeuille.

Par ailleurs, lorsqu'une stabilisation de l'économie globale sera anticipée, elle s'accompagnera d'une revalorisation progressive des obligations d'entreprises européennes, dont les écarts de rendement ("spreads") se situent à des records historiques, comme en témoigne le graphique ci-contre. Le mouvement devrait en outre avoir lieu avant celui du marché actions, en raison de la séniorité dont bénéficient les créanciers sur les actionnaires sur les flux de trésorerie ("cash flow").

Un actif rémunérateur
Avec des taux d'intérêt gouvernementaux actuellement extrêmement bas, les liquidités des investisseurs ne sont que très faiblement rémunérées. La classe d'actifs précitée paraît ainsi particulièrement attrayante pour les investisseurs qui souhaitent graduellement augmenter leur exposition à des actifs plus rémunérateurs, sans toutefois devoir s'exposer aux risques plus importants des marchés actions. Le moment semble donc opportun pour commencer à s'y intéresser, dans la mesure où les rendements proposés compensent en partie les risques de baisse de valeur des titres. Qui plus est, une majorité d'obligations d'entreprises européennes se traitent aujourd'hui à des niveaux plus proches de leur valeur de recouvrement que de leur valeur de remboursement contractuelle. Elles offrent ainsi une asymétrie au niveau du risque à l'avantage de l'investisseur. Par exemple, une obligation traitant à un prix de 50% pourrait avoir une "valeur à la casse" de 30% en cas de faillite, mais si tout se passe normalement, elle sera remboursée à 100% et les coupons seront également versés.

Par ailleurs, les cours moyens actuels des obligations d'entreprises européennes semblent refléter les taux moyens de défaut de paiement auxquels il est légitime de s'attendre. Dès lors, la classe d'actifs paraît valorisée de manière raisonnable.

A l'avantage de l'investisseur également figure le fait que de nombreuses entreprises européennes dans lesquelles il peut investir sont dotées d'un bilan très sain, comparativement à la situation qui prévalait lors de la dernière récession du début des années 2000. Les perspectives offertes par les obligations d'entreprises européennes apparaissent donc plus favorables aujourd'hui qu'à cette époque.

Les secteurs à privilégier
Les emprunts les plus intéressants se situent aujourd'hui dans les secteurs les moins exposés au cycle économique, mais dont les cours se sont effondrés de façon solidaire. Les télécommunications et les services publics offrent ainsi de belles opportunités. De façon plus sélective, certaines valeurs dans le domaine des banques et des assurances méritent qu'on s'y intéresse également. Dans d'autres secteurs, les obligations d'entreprises aux flux de trésorerie positifs et aux besoins en refinancement éloignés dans le temps peuvent aussi s'avérer particulièrement attrayantes.

En termes de qualité de crédit, les emprunts d'entreprises européennes notés BB à BBB offrent les couples de rendement /risque les plus élevés, ainsi que les évaluations les plus judicieuses. En outre, les obligations dont les échéances se situent entre cinq et dix ans semblent offrir un large potentiel et bénéficient de l'asymétrie la plus intéressante.

Une approche pragmatique
Si le profil de rendement/risque offert aujourd'hui par les obligations d'entreprises européennes est particulièrement intéressant, seule une approche pragmatique face à la classe d'actifs permettra à l'investisseur d'en profiter entièrement.

En premier lieu, une approche diversifiée du domaine s'impose, car les taux de défaut devraient s'accentuer au cours de ces prochains mois. Les marchés de financement demeurent en effet extrêmement tendus et l'économie est entrée en récession dans la plupart des pays développés. De nombreuses entreprises européennes vont ainsi devoir refinancer des emprunts qui arrivent à échéance dans un contexte difficile: les lignes de crédit consenties auparavant par les banques sont moins accessibles, les marchés obligataires primaires des nouvelles émissions sont exigeants et demandent des primes de risque très élevées, alors que les marchés à haut rendement demeurent très atones.

Il n'en reste pas moins qu'outre une approche diversifiée des sources de performance, l'investisseur devrait envisager une augmentation graduelle de son exposition, en raison de la volatilité, qui devrait demeurer importante au regard des incertitudes économiques persistantes. La construction d'une position diversifiée complète devrait s'étaler sur les prochains mois, et l'horizon de placement ne devrait pas être inférieur à dix-huit à vingt-quatre mois.

Alexandre Ris

Source : La Tribune

Par MARCO POLO - Publié dans : FINANCE
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Lundi 18 mai 2009 1 18 /05 /Mai /2009 21:54


Source : LeMonde.fr
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Lundi 18 mai 2009 1 18 /05 /Mai /2009 21:51
Par MARCO POLO - Publié dans : IMMOBILIER Bureaux & Commerces
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Lundi 18 mai 2009 1 18 /05 /Mai /2009 21:48


L'année 2009 est périlleuse pour les propriétaires de bureaux. Pour la première fois depuis dix ans, la performance de ces actifs en 2008 a été négative à - 0,9 %, contre + 17,8 %, en 2007, selon la banque de données Investment Property Data (IPD), qui analyse quelque 102 portefeuilles immobiliers composés de 7 560 immeubles détenus par les institutionnels, assureurs, caisses de retraite, foncières ou fonds immobiliers.

Pour les bureaux, qui représentent 51 % du parc institutionnel, la rentabilité 2008 est tombée à - 2,5 %, malgré une hausse de 5,8 % de rendement locatif, puisque les loyers perçus par les bailleurs ont continué de progresser. La rentabilité des bureaux est tirée vers le bas par la valeur même des immeubles, qui a reculé de - 7,9 %, voire - 8,9 % pour les grands immeubles, de plus de 5 000 mètres carrés.

"Le mouvement de baisse est loin d'être achevé", estime Christian de Kerangal, directeur d'IPD. "Moins de la moitié du chemin a été parcouru. Après 10 % en 2008, la baisse se poursuivra en 2009 de 10 % et même encore de 5 % en 2010",Jean-Paul Dumortier, président de la Fédération des sociétés immobilières et foncières. estime

D'abord, la vacance n'est pas négligeable : presque 10 % à La Défense, Boulogne-Billancourt, Issy-les-Moulineaux, dans la périphérie sud de Paris ou à Lille. Et si les taux de vacance annoncés par IPD paraissent très supérieurs à ceux déclarés par les commercialisateurs des immeubles, c'est que ces derniers intègrent dans leurs calculs l'ensemble du parc, incluant les locaux occupés par leurs propriétaires.

Ensuite, les locataires en place sont amenés à payer des prix bien supérieurs aux loyers de marché, car leurs quittances ont, ces dernières années, subi de très fortes indexations. Le coût de la construction, dont l'indice sert de référence, a en effet grimpé de 34 % depuis 2000 et 60 % des locataires ont désormais des baux en cours supérieurs aux prix de marché.

Ainsi, dans l'immeuble Coeur Défense, dans le quartier d'affaires de l'Ouest parisien, les loyers espérés de plus de 800 euros le mètre carré ne sont plus d'actualité, le marché se situant à moins de 550 euros. Certains locataires, comme Capgemini, société de services informatiques, menacent de partir.

Toujours selon IPD, 32 % des baux doivent expirer en 2009, ce qui offre aux locataires une occasion de renégocier leur quittance à la baisse. Mais même en l'absence d'échéance, ils peuvent faire jouer une disposition prévue dans le statut des baux commerciaux, à l'article L 145-39 du code du commerce, qui autorise, lorsque le loyer a augmenté de plus de 25 % depuis sa fixation, de saisir le juge pour le faire aligner sur les prix de marché.

"C'est une vieille disposition, remise au goût du jour, et dont le mécanisme est automatique", note Pierre Popesco, avocat spécialiste au Cabinet Herbert Smith. "Dès qu'un locataire brandit cet article devant son propriétaire, un accord est vite trouvé, avant même d'aller devant le juge, en général sur la base d'une baisse de 20 % du loyer", confirme Gilles Hittinger-Roux, autre avocat spécialiste qui reçoit deux dossiers de ce type par semaine.

Isabelle Rey-Lefebvre
Source : Le Monde 15/05/09
Par MARCO POLO - Publié dans : IMMOBILIER Bureaux & Commerces
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Vendredi 17 avril 2009 5 17 /04 /Avr /2009 13:19

Le projet de loi de Finances rectificative pour 2009 corrige le dispositif fiscal LMNP en résidences services en l’alignant sur celui du Scellier Il rend également éligibles à cette réduction d’impôt les résidences seniors obtenant l’agrément qualité et confirme l’exclusion du Scellier en zone C

Le dispositif Scellier a révélé son premier effet négatif : freiner les investissements sous les autres régimes fiscaux. En effet, les lois de Finances votées fin 2008 ont mis en concurrence deux nouvelles incitations fiscales : une réduction d’impôt de 5 % pour un investissement limité à 500.000 euros en cas de location meublée non professionnelle (LMNP) dans des résidences avec services, et une réduction d’impôt de 25 % pour un montant investi plafonné à 300.000 euros concernant un investissement locatif dans le neuf dit Scellier. Toutefois, la puissance fiscale et l’effet d’annonce du Scellier ont stoppé les ventes dans les résidences services.
Pour relancer cette activité, les parlementaires viennent d’aligner le régime fiscal du LMNP sur le Scellier dans le cadre du projet de loi de Finances rectificative pour 2009.

Un LMNP Scellier.
« Ce rééquilibrage entre les deux dispositifs était normal, considère Pascale Jallet, déléguée générale du Syndicat national des résidences de tourisme. Depuis neuf ans, plus d’un tiers des investissements se réalisaient en zone de revitalisation rurale, ce qui était bénéfi que au début du dispositif, mais il n’y a plus beaucoup de place sur ce secteur. Le nouveau dispositif LMNP va permettre de relancer l’activité dans d’autres zones. » Cette disposition a été maintenue par la Commission mixte paritaire chargée d’élaborer le texte définitif.
Ainsi, lors d’un investissement dans un logement neuf ou de plus de quinze ans réhabilité, situé dans une résidence services, le contribuable bénéfi cie d’une réduction d’impôt sur le prix de revient du logement au taux de 25 % lorsqu’il est acquis en 2009 et 2010, et de 20 % en 2011 et 2012.

La réduction d’impôt est répartie sur neuf ans.
Lorsque la fraction imputable au titre d’une année d’imposition excède l’impôt dû, le solde peut être imputé au titre des années suivantes jusqu’à la sixième année inclusivement. Le montant d’investissement bénéfi ciant de la réduction est abaissé de 500.000 à 300.000 euros. Cependant, l’investissement pourra porter sur plusieurs logements, contre un seul par an pour le Scellier. Amortissement supprimé. Mais contrairement au régime LMNP de la loi de Finances 2009, l’investisseur ne bénéficie plus du régime de la déduction des amortissements sur le revenu global pour le montant retenu pour le calcul de la réduction d’impôt. En revanche, sont donc déductibles les amortissements pratiqués sur la part excédant ce montant. « Je reste assez critique sur cette nouvelle réduction d’impôt quand on sait que de nombreux exploitants rencontrent aujourd’hui des diffi cultés financières, remarque Paul Duvaux, avocat. Par ailleurs, les nouveaux avantages fiscaux du LMNP ne remplaceront pas ceux du statut LMP, lequel présentait aussi un intérêt lors d’un investissement dans l’ancien. Dorénavant, il est à craindre que les échanges sur le marché de l’occasion soient très peu nombreux, les investisseurs privilégiant le neuf, voire le rénové, pour la réduction d’impôt. »

Résidences seniors.
De plus, les sénateurs ont étendu la liste des logements éligibles à la réduction d’impôt du LMNP. Ainsi, à côté des résidences étudiantes, des résidences de tourisme classées, des établissements de santé publics ou privés pour les soins de longue durée (Ehpad) et des structures d’accueil familial salarié, sont introduites les résidences avec services pour personnes âgées ou handicapées à condition qu’elles obtiennent l’agrément « qualité » visé à l’article L. 7232-3 du Code du travail.
« Dans la loi de Finances pour 2009, ce type de résidence pour personnes âgées était d’ores et déjà inclus puisqu’il relève du 6° de l’article L. 312-1 du Code de l’action sociale et des familles, mais il est préférable de l’indiquer expressément afin de préciser qu’elles répondent à des besoins et de les distinguer des purs produits de défiscalisation, indique Jean-Philippe Carboni, directeur commercial du groupe Aegide Domitys, dont les huit résidences exploitées sont agréées. L’agrément qualité services à la personne délivré par le préfet valide la fourniture de services tenant à la mobilité et à l’assistance des résidents de jour et de nuit. Il procure également des avantages fi scaux aux résidents. » Il précise aussi que « les résidences seniors peuvent être commercialisées sous le dispositif Scellier en location nue dès lors qu’elles se situent dans une zone éligible » .

Source : L'Agefi
Par MARCO POLO - Publié dans : FISCALITE
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Samedi 28 mars 2009 6 28 /03 /Mars /2009 23:02

Faute de pouvoir garantir une valorisation de leurs parts, les SCPI veulent maintenir le niveau des revenus distribués, leur atout majeur

Collecte nette en baisse, marché secondaire en hausse, parts en attente de cession en augmentation et valeur des parts en recul caractérisent le marché des sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) en 2008 (voir le tableau). Toutefois, ces véhicules investis en immobilier d’entreprise affichent un rendement plus qu’honorable dans la palette des placements. Avec un taux de 5,73 %, les SCPI devancent le fonds en euros des contrats d’assurance vie
(4 % environ), le Livret A (3,67 %) et les emprunts d’Etat (3,53 %). Il leur reste désormais à conserver cette place en 2009. Leur force en cette période est notamment de ne pas être endettées et d’être constituées d’un patrimoine d’immeubles de taille moyenne situés en périphérie parisienne et dans les métropoles régionales, là où les loyers moins élevés seraient moins sujets à impayés ou à renégociation. Néanmoins, les SCPI ne sont pas à l’abri d’une baisse de loyers en raison d’une augmentation de la vacance locative, laquelle est anticipée par les agents immobiliers. Cette configuration pourrait par ailleurs peser sur la valeur du patrimoine et sur le prix de la part. Pour autant, les sociétés de gestion comptent bien remplir l’objectif premier des SCPI : servir un complément de revenus stable. Pour y parvenir, si la situation économique se dégradait fortement, certaines envisagent même de piocher dans leurs réserves. Les SCPI doivent également redresser leur collecte, à la fois pour animer le marché secondaire, mais aussi pour investir afin de profiter de la hausse des taux de rendement sur l’immobilier d’entreprise, gage de futures performances. Des sociétés de gestion projettent d’ailleurs la réactivation de SCPI en sommeil, la création de nouveaux véhicules, ainsi que des augmentations de capital.

De plus, en termes de collecte, cette année sera marquée par l’émergence des nouvelles SCPI fiscales Scellier. Bon nombre de sociétés affichent aujourd’hui leur volonté de développer au plus vite ce type d’offre.

Source : Agefi

Par MARCO POLO - Publié dans : IMMOBILIER Bureaux & Commerces
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