IMMOBILIER Résidentiel

Mercredi 27 mai 2009

L'achat bon marché d'un logement déjà loué implique souvent de jouer la plus-value à long terme.

Acquérir un bien déjà loué coûte de 10 à 20% moins cher qu'une opération classique.

Qu'on l'achète pour y vivre plus tard ou pour réaliser un investissement locatif, un logement loué (c'est-à-dire avec un locataire en place) séduit d'abord pour la ­décote de prix qu'il affiche. Les remises consenties vont de 10% à 20% par rapport au prix du même logement vendu libre. En général, la réduction la plus faible concerne un bail dont l'échéance est proche, la plus élevée est attribuée à un logement dont le contrat de location vient d'être renouvelé pour une durée de trois ou six ans. Parfois, ces décotes atteignent 25% pour des biens loués avec un bail de la loi de 1948 ou avec un occupant handicapé ou de plus de 70 ans. Mais ces prix «cadeau» ne sont pas sans contrepartie. Dans ces cas de figure, il sera difficile de déloger le locataire, car ces occupants sont bien protégés par la loi. «Dans ces scénarios, vous ne disposez d'aucune visibilité sur le délai de libération des lieux», commente Éric Dupin, directeur général du conseil en immobilier Tagerim Patrimoine. «En achetant de tels biens, c'est l'occasion de jouer la plus-value à long terme», ajoute-t-il. En dehors de ces cas particuliers, la loi prévoit une porte de sortie pour libérer le bien au terme du bail.

 

Les banquiers apprécient la formule

Les plus grands vendeurs de biens occupés sont les investisseurs institutionnels - surnommés «zinzins» -, tels que les banques, les compagnies d'assurance, les caisses de retraite, etc. Propriétaires d'un parc immobilier locatif, ils cèdent régulièrement des immeubles entiers au détail, soit appartement par appartement. De façon plus sporadique, les biens occupés sont aussi vendus par des particuliers à la suite d'un divorce, d'un pépin de santé ou financier, ou d'une succession. Ne croyez pas réaliser une bonne affaire en achetant à un «zinzin» ! Professionnel de l'immobilier, ce dernier constitue lors de la vente d'immeuble une grille tarifaire valable pour l'ensemble de ses appartements à mettre sur le marché. Les prix affichés sont souvent fermes et définitifs. En revanche, la négociation est plus ouverte si vous traitez avec un particulier.

Acheter occupé offre des avantages au futur bailleur. «La présence d'un locataire donne une connaissance précise de la rentabilité de l'investissement», note Christophe Volle, directeur des études et de la recherche chez Ad Valorem, une structure spécialisée dans les ventes à la découpe. Lors d'une demande de prêt, le banquier appréciera de savoir que le bien rapporte déjà. En outre, le bailleur institutionnel est en ­mesure de donner des informations précises concernant l'occupant (profession, situation familiale, historique des quittances…) et sur la qualité générale de l'immeuble (travaux réalisés et prévus dans les prochains mois). Autre intérêt de faire affaire avec un institutionnel : la qualité du locataire est en principe bonne puisque ce dernier a, dans le passé, déjà été sélectionné par le bailleur professionnel sur la base de critères stricts. Cette transparence d'informations est moins systématique en cas de négociation avec un particulier. Cela ne vous empêchera pas d'exiger une copie du bail et des dernières quittances de loyer. Pour obtenir des informations plus délicates (impayés, contentieux en cours, etc.), passez un coup de fil à l'administrateur de biens chargé de la location et au syndic de l'immeuble.

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Par MARCO POLO
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Lundi 18 mai 2009


Source : LeMonde.fr
Par MARCO POLO
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Lundi 23 mars 2009

A
près un quatrième trimestre 2008 catastrophique, où les promoteurs n'avaient réussi à vendre que 15 000 logements, soit 47,6 % de moins qu'au cours de la même période de 2007, les acquéreurs paraissent, en ce début d'année, avoir retrouvé le chemin des bureaux de vente. "C'est un frémissement, mais il est ressenti dans toutes les régions et par l'ensemble des promoteurs, constate ainsi Jean-François Gabilla, président de la Fédération des promoteurs constructeurs (FPC). Autre signe, les désistements au cours du délai de réflexion, qui avaient atteint 50 %, fin 2008, sont redescendus à 25 %, ce qui est encore loin des 15 % habituels mais démontre quand même que le crédit est à nouveau accessible."

François Jouven, président d'Akerys, promoteur basé à Toulouse, spécialisé dans la vente à des investisseurs souligne : "Nos équipes retrouvent des niveaux de vente de 1 000 réservations par mois, que nous n'avions pas vus depuis deux ans, à des prix stabilisés ou légèrement inférieurs, de 5 % à 8 %." Nexity, premier promoteur de France, profite aussi de l'embellie, comme Bouygues Immobilier : "Nous avons retrouvé des niveaux de ventes presque normaux grâce à une offre reconfigurée et une baisse des prix de 10 %", reconnaît Pierre Auberger, son porte-parole.

Les promoteurs peuvent remercier la panoplie de mesures de relance, qui semblent porter leurs fruits. Elles ont, d'ailleurs, été largement inspirées par les professionnels eux-mêmes, qui bénéficient de solides appuis au sein du gouvernement. Ainsi, Stéphane Richard, fondateur et ancien PDG de Nexity est le directeur de cabinet de Christine Lagarde, ministre de l'économie. Inversement, l'actuel directeur de l'habitat social chez Nexity, François-Xavier Schweitzer, vient du cabinet de Christine Boutin, ministre du logement.

C'est d'abord l'annonce du rachat, par les bailleurs sociaux, de quelque 100 000 logements invendus, qui a permis de ne pas arrêter la machine. Ainsi, Nexity a conclu un partenariat avec la Société nationale immobilière, filiale de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), pour créer une société commune qui détiendra 500 de ces logements.

Akerys, dirigée par M. Jouven, qui vient, lui, de la CDC, a cédé en bloc mille logements à ces organismes HLM. C'est aussi et surtout le nouvel avantage fiscal accordé aux investisseurs, introduit par un amendement à la loi de finances rectificative pour 2008 baptisé amendement Scellier, qui dope les ventes.

Ce dispositif permet à l'acheteur d'un logement neuf, qui s'engage à le louer pendant neuf ans, de réduire son impôt sur le revenu. Si l'achat est réalisé en 2009, la réduction s'élève à 25 % du prix d'achat limité à 300 000 euros, soit, au maximum, 75 000 euros étalés sur neuf ans ; s'il intervient en 2010, elle tombe à 20 %, et plafonne à 60 000 euros. Le système est, en outre, simple et égalitaire envers tous les contribuables, puisqu'il s'agit d'une soustraction directe de l'impôt à payer, et non pas de l'assiette imposable.

L'avantage Scellier est très généreux, d'autant que les plafonds de loyers à respecter sont élevés, généralement au-dessus du marché, ce qui le rend peu contraignant. A titre d'exemple, en région parisienne, le Scellier autorise un loyer de 21,65 euros le mètre carré mensuel, soit plus de 1 082 euros pour un 50 mètres carrés, que bien peu de couples peuvent s'offrir. Il existe bien une version plus "sociale" de l'avantage Scellier, avec des loyers 20 % inférieurs, de tout de même 17,32 euros, en région parisienne, soit 864 euros pour un 50 mètres carrés, en contrepartie d'un avantage fiscal encore plus substantiel, une réduction d'impôt d'un maximum de 111 000 euros, sur quinze ans et un abattement annuel de 30 % des loyers imposables. Les associations de locataires contestent, ces niveaux des loyers, trop élevés et qui ne satisfont pas, à leurs yeux, le besoin en logements locatifs abordables. La seule restriction est d'interdire le Scellier en zone rurale, là où la demande locative est faible, afin de corriger les dérives des programmes Robien restés vides.

Les accédants à la propriété sont les autres grands bénéficiaires du plan de relance, avec le doublement, jusqu'à fin 2009, du prêt à taux zéro. Une mesure qui coûte 800 millions d'euros au budget de l'Etat. "Les primo accédants peuvent ainsi recevoir 57 000 euros de prêt à taux nul, ce qui constitue un apport personnel non négligeable pour près de 70 % de la population, étant donné les plafonds de ressources élevés qui y ouvrent droit", explique Bernard Vorms, directeur de l'Association nationale pour l'information sur le logement (ANIL).

Certaines collectivités locales donnent aussi des coups de pouce, pour, en particulier, mettre en oeuvre le Pass Foncier, qui permet, une accession en deux temps : achat du bâtiment puis, après vingt ou vingt-cinq ans, du terrain. La charge de paiement est ainsi étalée sur une quarantaine d'années, sans oublier la TVA réduite de 5,5 % sur ces programmes.

"Ces avantages cumulés permettent à un ménage modeste, gagnant environ deux Smic, de devenir propriétaire d'un logement de 150 000 euros avec un taux d'effort financier qui passe de 35 % à 25 %", estime Philippe Ranchère, directeur de l'Agence départementale d'information sur le logement (ADIL) du Finistère. "Les acquéreurs se bousculent dans notre agence de Brest, mais nous les alertons sur la nécessité de rembourser cet endettement à très long terme", raconte-t-il.

"Ces mesures sont un vrai ballon d'oxygène", dit M. Jouven. Mais l'embellie durera-t-elle ? Personne ne s'aventure à le dire et tout le monde vit au jour le jour.

Le marché de l'ancien, lui, est encore englué dans la crise. La déduction des intérêts d'emprunts, introduite par la loi TEPA (travail, emploi, pouvoir d'achat) de 2007, n'a, malgré son coût de 2,4 milliards d'euros, guère d'effet. "Nous préférerions que le doublement du prêt à taux zéro s'étende à l'acquisition dans l'ancien, ce serait plus efficace" propose Henry Buzy-Cazaux, délégué général de la Fédération nationale des agents immobiliers.

Source : Le Monde


Par MARCO POLO
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Mardi 3 mars 2009
L'Etude CLAMEUR sur les loyers a été publiée.

La progression des loyers des logements mis sur le marché a ralenti en 2008, n'atteignant plus que 1,5%, et les premiers chiffres de 2009 font apparaître une tendance à la stabilisation, voire à la baisse, selon une étude de l'observatoire des loyers Clameur publiée ce mardi.

Enfin une bonne nouvelle, même si celle-ci est aussi le reflet du ralentissement économique qui frappe le pays. En 2008, les loyers ont augmenté de 1,5%, contre 2% en 2007. Et, pour les premiers mois de 2009, la hausse en glissement annuel atteint 0,2%, selon l'observatoire des loyers Clameur.

"On constate une poursuite du ralentissement de la progression des loyers, qui devrait conduire à une hausse d'un peu moins d'un point en 2009", a estimé Michel Mouillard, professeur d'économie à l'université de Paris X et auteur de l'étude, cité par l'AFP. La hausse des loyers avait atteint 5,1% en 2004, 4,8% en 2005 et 4,5% en 2006. En moyenne, de 1998 à 2009, la progression annuelle a été de 3,3% (ce qui représente une hausse cumulée de 43%).

Début 2009, dans 43,8% des villes (soit deux fois plus qu'il y a un an), les loyers baissent. C'est la cas par exemple à Paris (-1,8%), Toulouse, (-1%), Lille (-0,3%) ou Besançon (-6%). Les loyers continuent en revanche d'augmenter à Lyon (3,3%), Nice (4,1%) ou Nantes (1,1%). "On est sur le fil du rasoir. On peut aussi bien aller vers une baisse des loyers que vers une très faible progression. Le moment est au flottement et à l'incertitude", poursuit Michel Mouillard.

Au mètre carré, l'Ile-de-France reste la région la plus chère à 17,3 euros/m2, et la Franche-Comté la moins chère (7,9 euros/m2), soit une différence de 1 à 2,5.
L'étude Clameur ("Connaître les loyers et analyser les marchés sur les espaces urbains et ruraux") porte sur le marché des nouveaux logements proposés à la location, et sur les logements loués à un nouveau locataire, soit 1,8 million de logements. Elle se fonde sur des données remontant de promoteurs, gestionnaires de biens, qui représentent environ 9% de ce marché.

En 2008, le marché de la location s'est contracté, compte tenu de la baisse du taux de mobilité résidentielle (27,6% en 2008) lié au mauvais moral des ménages et aux incertitudes pesant sur le marché de l'emploi.



Dans près de 44% des villes, les loyers baissent à fin février 2009, avec des chutes plus marquées à Gap, Besançon, Saint Lô ou Alençon. A l'inverse, pour 56% des villes, les loyers continuent d'augmenter, les plus fortes hausses concernant Dôle, Vallauris, Troyes ou Limoges. Retrouver les loyers au m2 dans 588 villes de France.  

La progression des loyers a fortement ralenti, à + 1,5% en 2008 au niveau national, contre +5,1% en 2004, selon l'étude Clameur (qui regroupe différents organismes comme Foncia, Century 21, UNPI, Anah, etc. et représente 80,9% du marché locatif en France). Sur un an, arrêtée en février 2009, la progression des loyers de marché est de 0,2% (contre +0,7% en 2008 à la même époque et +1,2% en 2007 à la même époque). Les villes où les loyers baissent ont plus que doublé. Mais les disparités restent importantes (voir le tableau regroupant les loyers dans 588 villes de France, ci-dessous).


Les villes où les loyers baissent

Pour 43,8% des villes en effet, les loyers baissent à fin février 2009 (contre pour 22,4% des villes en 2008). La baisse est de moins de 1% pour 13,9% des villes (7,8 % des villes en 2008) : Cambrai (-0,1%), Tarbes (-0,2%), Lille (- ,3%), Roanne (-0,4%), Vienne (-0,6%), Concarneau (-0,8%), Pau et Rennes (-0,9%) ... La baisse est de 1 à 2,5% pour 15% des villes (5,7% des villes en 2008) : Toulouse (-1%), Orléans (-1,1%), Brest et Le Havre (-1,4 %), Paris (-1,8%), Saint Malo (-1,9%), Clermont Ferrand et Poitiers (-2,1%) ... La baisse atteint 2,5 à 5% pour 10,3% des villes (5,1% des villes en 2008) :Montluçon et Moulins (-2,6%), Valence (-2,9%), Auch (-3,1%), Caen et Saint Nazaire (-3,3%), Angers (-3,4%), Belfort (-4,8%), ...Et elle est de 5% et plus pour 4,6% des villes (3,8 % des villes en 2008), comme Gap (- 5,6%), Besançon (-6%), Saint Lô (- 6,1%) ou Alençon (-7,7%).

Les villes où les loyers continuent d'augmenter

Mais pour 56,2% des villes, les loyers continuent d'augmenter (contre pour 77,6% des villes en 2008). La hausse est de moins de 1% pour 13,8% des villes (10,1% des villes en 2008) : Nancy et Reims (+0,1%), Colmar (+0,3%), Grenoble et Strasbourg (+0,5%), Vandoeuvre les Nancy (+0,7%), Annemasse et Mulhouse (+0,9%) ... Elle est de 1 à 2,5% pour 16,2% des villes (18,7% des villes en 2008) : Montauban (+1%), Nantes (+1,1%), Le Mans et Lourdes (+1,4%), Dieppe (+1,5%), Metz (+1,6%), Niort (+1,9%), Angoulême (+2,2%) ... Une hausse de 2,5 à 5% est enregistrée pour 16,3% des villes (27,9% des villes en 2008) : Béziers (+2,6%), Bayonne, Meaux et Rouen (+3%), Lyon (+3,3%), Cannes (+3,8%), Nice (+4,1%), Le Vésinet (+4,7%) ... L'augmentation des loyers  reste très soutenue, à 5% et plus, pour 9,9% des villes (20,9% des villes en 2008) : Limoges (+5%), Troyes (+6,2%), Vallauris (+7,3%), Dôle (+7,8%), .

Source : Le Tribune
Par MARCO POLO
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Mardi 3 mars 2009

Les performances de ces sociétés immobilières sont restées positives malgré la crise du secteur.


L’association professionnelle Aspim vient de publier les résultats des 130 SCPI (sociétés civiles de placement immobilier) dont la capitalisation totale a atteint 17,30 milliards d’euros en 2008. Ces sociétés, qui achètent puis mettent en location des immeubles (bureaux, commerces, hôtels...), ont distribué l’an passé 5,73% de rendement à leurs souscripteurs une fois déduits les frais de gestion. Ce chiffre passe même à 5,87% si l’on met de côté la catégorie des SCPI de plus-values dont les performances ne dépendent pas seulement des loyers encaissés mais aussi des gains à la revente.

Ce maintien s’explique en grande partie par le fait que les loyers n’ont pas connu de véritable baisse en 2008. Depuis 1987, les SCPI ont toujours rapporté au moins 5,50%, exception faite de l’année 1994.

Si le rendement est resté élevé, les parts de SCPI ont en revanche baissé de 5,08%. Logique puisque que leur valeur dépend de l’estimation sur le marché de l’immobilier des immeubles possédés par la SCPI.

Source : La Tribune

Par MARCO POLO
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Lundi 2 mars 2009

Selon la zone d'implantation du logement, le bailleur pourra pratiquer un loyer mensuel compris entre 21,65 euros et 12,31 euros du mètre carré, dans le cadre du nouveau dispositif Scellier. Des revenus plafonnés pour le locataire et des loyers un peu moins généreux sont prévus pour le "Scellier intermédiaire".           
  

Les plafonds de loyer imposés dans le nouveau dispositif Scellier, instauré le 1er janvier 2009, viennent d'être communiqués dans l'instruction 5 D-1-09 publiée dans le Bulletin officiel des impôts du 24 février. Bien que l'instruction fiscale ne le précise pas, ces plafonds de loyers mensuels, hors charges, correspondent à ceux retenus pour le dispositif Robien-recentré. Ces montants sont à retenir pour les baux Scellier signés cette année.

Le zonage Scellier a été défini par l'arrêté du 30 décembre 2008 publié au JO du même jour. Visant à corriger les excès de production de logements locatifs à vendre, le dispositif Scellier ne concerne pas la zone C, ce qui explique son absence dans les tableaux ci-dessous :

  Plafond de loyer par mètre carré (euros)
Zone A  21,65
Zone B1 15,05
Zone B2 12,31

Sur le plan fiscal, dans le dispositif Scellier "simple", l'investisseur n'a droit qu'à une réduction d'impôt égale à 25% du prix de revient du logement pour les acquisitions réalisées en 2009 et 2010. Dans ce schéma en effet, il ne doit pas respecter une condition de ressources pour le locataire. A la différence du "Scellier intermédiaire", l'investisseur n'a pas droit à un abattement sur ses revenus fonciers constitués par les loyers encaissés.

Le dispositif "Scellier intermédiaire"

A la double condition de respecter les plafonds de loyers ci-dessous et de les appliquer à des locataires dont les ressource sont limitées, l'investisseur a droit à la réduction d'impôt liée au dispositif Scellier de 25% du prix de revient du logement pour les acquisitions réalisées en 2009 et 2010. De plus, il peut pratiquer une déduction de 30% sur ses revenus fonciers, pendant la durée de l'étalement de sa réduction d'impôt prévu sur 9, 10 ou 12 ans. Dans ce dispositif, les plafonds de loyer sont un peu moins généreux, comme l'illustre le tableau ci-dessous :

  Plafond de loyer par mètre carré (euros)
Zone A  17,32
Zone B1  12,04
Zone B2  9,85

Voici les plafonds annuels de ressources en euros, en fonction du lieu de location :


Composition du foyer locataire Zone A Zone B1 Zone B2
 Personne seule 43.753 32.499 29.791
 Couple 65.389 47.725 43.749
 Personne seule ou couple ayant une personne à charge 78.602 57.135 52.374
 Personne seule ou couple ayant une personne à charge 94.153 69.146 63.384
 Personne seule ou couple ayant une personne à charge 111.459 81.156 74.394
 Personne seule ou couple ayant une personne à charge 125.421 91.544 83.916
 Majoration par personne à charge supplémentaire à partir de la cinquième +13.979 +10.398 +9.531

Concrètement, les ressources à prendre en compte correspondent au revenu fiscal de référence de chaque personne composant le ménage figurant sur l'avis d'imposition au titre de l'année n-2.

En fonction de ses objectifs, chaque particulier investira dans le cadre du dispositif Scellier "simple" ou "intermédiaire".

Par MARCO POLO
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Jeudi 26 février 2009
Le délai maximal pendant lequel le juge peut suspendre son jugement d'expulsion passe de trois à un an. Parallèlement, la prévention des expulsions devient obligatoire. Reste à savoir si ces mesures redonneront confiance aux bailleurs.        

Bête noire des propriétaires bailleurs confrontés à des impayés de loyers, la procédure d'expulsion d'un locataire vient d'être revue et corrigée. En effet, une disposition de la loi Boutin qui vient d'être adoptée, ramène de trois ans à un an le délai maximal pendant lequel le juge peut suspendre son jugement d'expulsion. Afin de trouver plus rapidement des solutions pour les locataires ne pouvant honorer leur loyer, la loi Boutin rend obligatoire la création de commissions départementales de prévention des expulsions.

Bien qu'elles soient encore passées inaperçues, ces deux mesures devraient contribuer à rassurer les bailleurs et à les inciter à mettre leur(s) bien(s) sur le marché de la location. "Face à la mauvaise foi de certains locataires en situation de non paiement, les propriétaires ne peuvent pas percevoir de loyers parfois pendant plusieurs années. Par crainte, certains préfèrent ne plus louer leur bien", remarque-t-on à l'Union nationale de la propriété immobilière (UNPI).

Toujours pour sécuriser le logement, le bailleur a intérêt à souscrire la garantie des risques locatifs, qui prend le relais du locataire en cas d'impayés. "En conjuguant ce dispositif avec la généralisation des commissions de prévention, on peut s'attendre à ce que les cas d'expulsion ne concernent que des locataires de mauvaise foi", prévoit un professionnel. Reste à savoir si ces deux dispositions redonneront confiance aux investisseurs privés pour acquérir des logements locatifs, voire à maintenir leur(s) bien(s) locatif(s) sur le marché.

Source : Les Echos
Par MARCO POLO
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Vendredi 30 janvier 2009

La baisse des taux d'intérêt des prêts immobiliers constatée en décembre se poursuit plus rapidement début 2009, avec un taux moyen de 4,81% en janvier, selon l'Observatoire Crédit Logement/CSA. Conjuguée au recul des prix de l'immobilier, cette baisse améliore la situation des ménages en passe d'acheter un logement. 

Rapide baisse des taux d'intérêt des crédits immobiliers

Au 4ème trimestre 2008, les taux des prêts du secteur concurrentiel (hors assurance et coût des sûretés) se sont établis en moyenne à 5,11% (5,09% pour l'accession dans le neuf ou dans l'ancien), selon l'observatoire Crédit Logement/CSA. Mais, le mouvement de hausse amorcé à la fin 2005 s'est bel et bien interrompu. Après la stabilisation constatée dès novembre, le mouvement de repli des taux des crédits immobiliers aux particuliers s'est amorcé en décembre. "En dépit des difficultés persistantes de financement et de refinancement de leur production nouvelle, la plupart des établissements de crédit ont en effet choisi de commencer à répercuter les baisses des taux de refinancement de la BCE : avec un taux moyen revenu à 4,99% en décembre, le recul des taux est ainsi rapide", explique Michel Mouillard, professeur d'économie à Paris X Nanterre. le mouvement s'est amplifié début 2009, avec un taux moyen qui passe à 4,81%.


Les prêts souscrits sont moins longs
Depuis le début de l'année 2008, la durée des prêts se réduit : elle s'est établie à 218 mois au 4ème trimestre (248 mois pour l'accession dans le neuf et 230 mois pour l'accession dans l'ancien), constate l'étude de l'Observatoire. 59,3% des prêts à l'accession étaient au 4ème trimestre 2008 d'une durée à l'origine comprise entre 20 et 30 ans (et plus récemment, 57,2% en décembre 2008) contre 59,6% en 2007.

Une plus grande solvabilité des ménages achetant dans le neuf

Dans le neuf, la hausse du coût relatif d'une opération immobilière pour un ménage a commencé à reculer lentement  en 2007. Il ne fallait "plus" que 4,45 années de revenus au 4ème trimestre 2007 pour acheter sa maison, contre 4,53 années au 3ème trimestre 2006. "Ce mouvement s'est accéléré en 2008 : le coût relatif est redescendu à 4,31 années de revenus au 4ème trimestre 2008, soit au niveau qui était le sien à l'été 2005", explique l'Observatoire. La principale raison de ce recul : la progression des revenus des ménages qui réalisent un projet dans le neuf (+ 3,1% en 2008 contre + 2,9% en 2007 et + 2,6% en 2006).

Une diminution du coût relatif très rapide dans l'ancien

Dans l'ancien, sous l'effet conjugué de la baisse des prix et de la baisse des taux d'intérêt des prêts immobiliers, la situation des ménages en passe de réaliser une opération immobilière s'est naturellement améliorée fin 2008. "Le coût des opérations réalisées a baissé (- 3% sur un an), pour passer à 4,17 années de revenus au 4ème trimestre 2008", selon l'Observatoire, soit le niveau le plus haut depuis cinq ans. "La diminution du coût relatif est donc maintenant très rapide, annonçant de nouvelles évolutions qui devraient transformer en profondeur les conditions de formation de l'équilibre sur le marché de l'ancien", pronostique Michel Mouillard.

Source : Les Echos

Par MARCO POLO
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Vendredi 23 janvier 2009

Les prix dans le neuf pourraient baisser cette année, dans une fourchette comprise entre 5% et 12%, selon la Fédération des promoteurs constructeurs. Le volume de ventes du quatrième trimestre 2008 devrait être inférieur d'au moins 50% à celui du quatrième trimestre 2007.   

De l'aveu même de la Fédération des promoteurs constructeurs (FPC), la situation est sans précédent. En 2008, les ventes de ses membres, qui représentent les trois quarts du nombre de logements neufs construits en France (hors logements sociaux), se sont effondrées de 40 % pour avoisiner les 75.000 logements contre plus de 127.000 en 2007. " C'est la chute la plus importante enregistrée historiquement, nous sommes revenus au niveau de 2001, commente le président de la FPC, Jean-François Gabilla. Et le volume de ventes du quatrième trimestre devrait être inférieur d'au moins 50 % à celui du quatrième trimestre 2007 du fait du nettoyage annuel des stocks. "

Si la FPC avait prévu dès 2007 une baisse du marché, sa prévision d'alors (environ 110.000 ventes en 2008) se révèle a posteriori loin du compte, même si les chiffres avancés ne comprennent pas les ventes en bloc (plus de 5 appartements), soit un peu plus de 20.000 logements cette année contre environ 14.000 en 2007. Selon la FPC, les mises en chantier, elles, ont décliné de 13 % l'an dernier à 370.000 unités, et compte tenu de la faiblesse des ventes en 2008, elle n'attend pas plus de 340.000 mises en chantier en 2009.

La profession place aujourd'hui ses espoirs dans les diverses mesures du plan de relance (majoration du prêt à taux zéro, relèvement des plafonds de prêt d'accession sociale à la propriété, etc). " Sans le plan de relance, nos ventes reculeraient probablement en 2009 à 60.000 ou 65.000 logements, mais nous espérons, grâce aux mesures prises, une stabilisation à 75.000 ou 80.000 ventes cette année ", indique Jean-François Gabilla.

Réduction d'impôt de 25 %

La relance des régimes d'investissement locatif Robien et Borloo, pour lesquels il est désormais possible d'opter pour une réduction d'impôt de 25 % du montant de l'investissement, est saluée. " Sur les 75.000 logements vendus l'an dernier, entre 30.000 et 33.000 concernent des investisseurs, rappelle Jean-François Gabilla. Mais pour une relance rapide des transactions dans l'investissement, il faut communiquer sur le fait que le taux de 25 % de réduction ne s'applique qu'en 2009 et en 2010 : les acquéreurs ne doivent donc pas attendre. "


Les bailleurs sociaux au secours des promoteurs
S'agissant du plan d'achat aux promoteurs privés, par les bailleurs sociaux, de 30.000 logements en état futur d'achèvement, " nous avons recensé à aujourd'hui 12.000 accords de vente. A fin mars nous devrions avoir atteint de 20.000 à 25.000 accords ", estime-t-il. Les diverses mesures devront soutenir les volumes car les promoteurs estiment n'avoir qu'une marge de manoeuvre limitée pour baisser leurs prix. " De 2000 à 2008, les prix dans l'ancien ont augmenté de 140 %, mais de 80 % dans le neuf, souligne Jean-François Gabilla.

Par la baisse du foncier, des surfaces et des prestations, " le prix au mètre carré diminuera probablement dans le neuf cette année, mais pas dans les proportions annoncées par certains économistes ! La baisse pourrait être de 5 % à 12 % suivant les localisations et les types de biens ".

Par MARCO POLO
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Jeudi 22 janvier 2009

A Paris, les prix continuent d'augmenter au 3e trimestre 2008, selon l'indice Notaires-Insee. Mais, moins fortement que par le passé. La rupture est plus sensible pour les maisons individuelles, avec des prix sont orientés à la baisse, notamment en Grande Couronne. Une tendance qui devrait s'accentuer au 4e trimestre. Le nombre de transactions, lui, est en chute libre, surtout à Paris (-25%, contre -18% en banlieue).        

Les notaires d'Ile-de-France livrent ce jour leurs chiffres sur le marché immobilier dans la capitale en petite et grande couronne. Leurs annonces sont cependant moins spectaculaires que celles qui ont été faites début janvier par les réseaux d'agences FNAIM ou Century 21, qui constataient des baisses de prix importantes. Pour deux raisons simples. D'abord, les chiffres des notaires ne concernent que la région parisienne, un marché très particuliers, qui résiste beaucoup mieux à la baisse que le reste de l'Hexagone. Ensuite, les chiffres des notaires sont arrêtés au 3ème trimestre 2008, or, c'est au quatrième trimestre que la chute des prix de l'immobilier a été la plus radicale, selon les deux réseaux d'agences précités. Même si elle est en retard d'un trimestre sur la FNAIM ou Century 21, l'étude des notaires d'Ile-de-France n'est pas pour autant dépourvue d'intérêt, car elle est beaucoup plus précise : elle passe en effet l'Ile-de-France au peigne fin. Vous retrouverez systématiquement les prix moyens dans tous les arrondissements de Paris et dans les principales villes de petite ou grande couronne.

Les prix de l'ancien ont bien résisté au 3e trimestre 2008...

Le marché de l'immobilier ancien s'est véritablement retourné au cours de l'été. Mais, en Ile-de-France, les prix ont continué à faire de la résistance au 3ème trimestre 2008. Ils restent en effet en progression partout, selon les indices Notaires-Insee. Leur niveau de progression s'est cependant "nettement ralenti entre juillet et septembre" (voir tableau ci-dessous). La rupture est encore plus sensible dans le secteur de la maison individuelle où les prix sont orientés à la baisse au 3e trimestre, notamment en Grande Couronne (-1,2% en rythme annuel pour les Yvelines ; - 0,4% dans le Val d'Oise ; -1,5% dans le Val-de-Marne). Ce mouvement s'est enclenché au printemps 2008, du fait notamment de la hausse du prix de l'essence et de ses conséquences sur les budgets des ménages.

La variation des prix au 3e trimestre 2008 (et sur l'année, de septembre 2008 sur septembre 2007) :

  Paris Petite Couronne Grande Couronne
Appartements +0,9% (+7%) +0,6% (+2,5%) +0,6% (+1,1%)
Maisons - +1,1% (+1,2%) +0,9% (-0,1%)

Source : indices Notaires-Insee.

... mais la correction est plus sévère au 4e trimestre

"Les tendances constatées au 3ème trimestre 2008 se sont sans surprise amplifiées au cours du 4ème trimestre d'après les chiffres provisoires dont disposent les notaires d'Ile-de-France pour cette période", explique le dossier de presse. "Il apparaît qu'au 4ème trimestre, la progression des prix se poursuivait à un rythme très atténué sur Paris (+0,9%), faisait place à une stabilisation en petite couronne (+0,2%), avec des évolutions contrastées entre les appartements (+0,5%) et les maisons (-0,5%), mais se contractait sensiblement en grande couronne (-2,5% tous logements confondus ; -1,5% pour les appartements ; -3,5% pour les maisons)".


Le nombre de ventes a chuté de 25% à Paris
Avec 42.600 transactions conclues lors du 3ème trimestre, tous logements confondus, le marché du logement francilien accuse une baisse du nombre des ventes de 20% par rapport à l'an passé, ce qui ramène son activité à son niveau du 3ème trimestre 1998. Ce recul affecte l'ensemble des secteurs géographiques, mais Paris (-25%) plus encore que la banlieue (-18%). Le marché des appartements résiste mieux en petite et en grande couronne (environ -16%) qu'à Paris (-25%). En dehors de la Capitale, c'est le marché des maisons individuelles qui est le plus frappé (-22% neuf et ancien confondus). Le secteur de la maison neuve est en repli encore plus significatif (-38%). Le 3ème trimestre 2008 marque donc un tournant dans l'activité du marché immobilier francilien qui a connu un cycle exceptionnel de 10 ans de hausse ininterrompue des ventes et des prix. Un mouvement baissier qui, selon les prévisions des notaires, devrait s'accentuer qu'en octobre et en novembre, le rythme de baisse a atteignant 25%, face à un automne 2007 il est vrai dynamique. "Il est probable que l'activité immobilière des premiers mois de 2009 ressemble aux derniers mois de 2008, et reste donc atone en nombre de transactions", pronostiquent les notaires d'Ile-de-France.

Des évolutions contrastées en 2009

"Les dernières données démographiques et économiques disponibles en matière d'habitat montrent que la recherche de logement est forte, que le niveau des loyers reste très élevé et que l'accession constitue une stratégie financièrement intéressante en période de taux d'intérêt bas", disent les notaires. Avec les baisses successives des taux de la BCE, le marché interbancaire retrouve progressivement sa souplesse et les banques, même si elles n'ont pas encore complètement répercuté les baisses des taux directeurs, commencent à diminuer les taux d'intérêts de leurs prêts immobiliers, qui en moyenne s'établissaient à 4,85% sur 20 ans au 13 janvier, selon empruntis.com. Un mouvement qui devrait s'amplifier en raison du démarrage en mars des temps forts dédié à l'habitat dans les agences bancaires.

Des prix structurellement orientés à la hausse

Les évolutions devraient malgré tout rester contrastées en 2009. "En fonction du type de produit, de leur taille, de leur emplacement et de leur situation géographique, les prix sont susceptibles de subir des variations sensibles soit à la hausse, soit à la baisse. Dans un marché immobilier incertain, la sensibilité des micromarchés est encore plus forte", expliquent les notaires d'Ile-de-France. L'offre de logements est globalement beaucoup trop faible en Ile-de-France, que ce soit pour l'accession ou la location. "Le déficit actuel ne sera résorbé qu'avec une forte relance de la construction sur plusieurs années. Avant que cet équilibre soit atteint, et quelles que soient les baisses conjoncturelles qui peuvent être enregistrées en 2009, les prix resteront structurellement orientés à la hausse", pronostiquent les notaires.

Source : Les Echos

Par MARCO POLO
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