Qui sont les pays les plus touchés ? « La France, les Pays-Bas et l’Irlande ont enregistré une baisse significative des valeurs avec des professionnels de l’immobilier pessimistes sur les perspectives à court terme » , souligne la RICS. Du côté des loyers prime , Central London accuse encore une baisse de 15 % par rapport au 4 e trimestre 2008 tandis que dans certaines villes, comme Central Paris ou Milan, aucune transaction majeure n’a été enregistrée dans le QCA au 1 er trimestre 2009. « Néanmoins, la situation actuelle du marché nous a incité à prévoir une baisse des loyers prime de, respectivement, 13 et 5 % » , abonde Atisreal. A Dublin, c’est l’effondrement des loyers tandis que dans les villes allemandes, les valeurs prime ont entamé leur décrue. Mais c’est surtout l’Europe centrale et l’Europe de l’Est qui affichent les plus mauvaises performances. Dans des pays comme la Hongrie, la Roumanie ou l’Ukraine, l’inflation de l’offre neuve et existante encourage les acteurs immobiliers « à offrir des packages très importants afin de sécuriser une location » .
Ce tableau particulièrement sombre du marché locatif laisse, cependant, entrevoir quelques éclaircies sur le front de l’investissement doublées d’une poignée d’opportunités. « Pour la première fois depuis un an, l’activité d’achat devrait augmenter en Europe de l’Ouest et en Asie » , anticipent les experts de la RICS. « Nous pensons que la baisse des loyers attendue en 2010 ne sera pas aussi spectaculaire que celle que nous prévoyons pour 2009. Par conséquent, combinée à la stabilisation des taux initiaux, nos perspectives à 5 ans, à compter de début 2010, sont nettement plus prometteuses, avec une surperformance des marchés attendue dans l’ensemble des trois secteurs à l’horizon 2014. Des opportunités devraient apparaître sur des marchés instables » , conclut Invesco Real Estate dans une analyse sur « les perspectives des marchés immobiliers européens » .
Source : Businessimmo
